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Abyss Domination

Traduit par la team : WuxiaLnScantrad
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Meilleur constraste
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Tome 1 Chapitre 30 – La nature sauvage


Au poste de garde de Amber City, un garde entièrement blindé se précipita dans une pièce et dit : « C’est mauvais !

« Sir Callas ! Une douzaine de personnes ont disparu simultanément la nuit dernière ! Cela semble avoir été fait par les disciples des déchus ! »

Les deux hommes qui discutaient dans la pièce se turent aussitôt.

Sir Callas, le représentant des nobles, était un homme d’une quarantaine d’années avec une barbe épaisse. Autrefois, il avait participé aux guerres dans les régions du Nord. Il regarda le garde avec des yeux injectés de sang et cria furieusement, « Quoi ?!

 » Des gens ont été kidnappés à nouveau ?! Espèce de déchet ! Cela fait cinq jours et vous n’avez pas la moindre idée de l’endroit où ces rats se cachent ! Qu’est-ce que le conseil vous a payé pour faire ? »

En face du noble enragé, il y avait un chevalier qui avait une expression sérieuse. Après avoir entendu ce que le noble avait dit, il arrêta immédiatement Sir Callas et dit à voix basse : « Ce n’est pas le moment !

« Le Conseil des nobles doit céder ses pouvoirs tout de suite ! Ces incidents sont déjà bien plus que des questions triviales. Nous devons chercher de l’aide et laisser les églises s’occuper de l’affaire ! Je vais maintenant contacter la Main de la Justice et leur demander d’envoyer des paladins pour mener une enquête à grande échelle ».

Y avait-il vraiment besoin de mobiliser les paladins ?

Sir Callas hésitait encore. Les paladins étaient des hommes qui ne pouvaient pas tolérer le moindre mal ; une fois qu’ils étaient envoyés dehors, ils utilisaient Détecter le Mal à grande échelle. La plupart, sinon tous les nobles de Amber City avaient des transactions illégales ou même contrôlaient les zones grises. Si les paladins étaient envoyés dehors, une purge de masse se produirait dans la ville – non seulement les adeptes du mal, mais aussi ceux qui travaillaient dans les zones grises de la loi sous les nobles seraient purgés.

Si cela se produisait, le pouvoir des nobles diminuerait drastiquement tandis que les Eglises gagneraient plus d’influence dans la ville. A moins qu’il n’y ait pas d’autre solution, les nobles essayaient toujours de supprimer l’influence des églises et ne cherchaient leur aide qu’en dernier recours. Le polythéisme et les adeptes fanatiques étaient aux extrémités opposées du spectre, et une fois les paladins envoyés, il n’y avait pas de retour en arrière. Tous les marchés noirs de Amber City seraient détruits, donc celui qui demandait de l’aide aux églises offenserait tous les nobles de la ville.

Les gangs qui contrôlaient les bordels, la contrebande, la traite des esclaves et les marchés noirs étaient tous secrètement soutenus par les nobles.

« Ça ne suffira pas ! » Sir Callas grinça des dents en réfutant le chevalier. « Le 9e Corps d’armée a été rappelé. Nous avons suffisamment de force pour faire face à la situation.

« Je vais maintenant rencontrer la castellan et demander un ordre de recherche du plus haut niveau. Nous allons certainement trouver ces rats maléfiques aujourd’hui ! »

Un ordre de recherche du plus haut niveau signifiait qu’ils pouvaient même fouiller les maisons et les propriétés des nobles à l’intérieur de la ville. Il n’y avait aucune trace ou indice des coupables pendant si longtemps que Sir Callas commença à se demander si l’un des nobles de la ville était tombé complètement dans le royaume des ténèbres.

« Bien. » Le chevalier du sanctuaire acquiesça d’un signe de tête solennel et répondit :  » Allez demander l’ordre de recherche maintenant.

« Si vous ne pouvez pas l’obtenir avant l’aube, j’instruirai les églises de la ville à coopérer et à prendre le problème entre nos mains. Après la disparition de tant de gens, je soupçonne qu’ils se préparent à une sorte de rituel maléfique ! »

Quelque part loin de Amber City.

Cela faisait trois heures que Soran et les marchands avaient quitté la ville. C’était plutôt surprenant pour Soran, car l’équipe de marchands était vraiment partie et se déplaçait sans retard ni interruption.

Soran chevauchait un cheval avec Vivian assis devant lui et suivait l’équipe de marchands de derrière. Comme Vivian était assez légère, la fratrie et leurs biens ne semblaient pas trop peser sur le cheval.

Lorsqu’ils quittèrent la ville, on pouvait voir les champs et les terres agricoles. Des dizaines de villages et de villes entouraient Amber City et lui fournissaient toutes sortes de produits. Les charrettes tirées par des chevaux et des vaches et les chariots poussés par les gens pouvaient souvent être vus sur la route pendant que les fermiers transportaient des marchandises pour le commerce dans la cité le lendemain.

Au fur et à mesure qu’ils s’éloignaient de la cité, les terres agricoles devenaient rares et étaient remplacées par des forêts et des étendues sauvages. Il y avait encore quelques villages ici et là, mais le nombre de villageois était faible. Plus les villages étaient éloignés de la ville, plus ils étaient dangereux. Ces petits villages formaient leur propre garde de milice pour défendre la région, car les gardes de Amber City s’aventuraient rarement dans ces villages éloignés. Les seuls moments où les gardes de la ville exterminaient les monstres dans la région étaient lorsque les villageois demandaient activement de l’aide ou parvenaient à persuader les nobles de pouvoir.

Au début, la route qu’ils empruntaient était d’une dizaine de mètres de large, mais la route n’était plus que la moitié de cette largeur. C’était de plus en plus boueuse à cause des pluies précédentes, et les employés devaient pousser les plus gros chariots lorsqu’ils étaient coincés dans la boue.

Maintenant à trente kilomètres de Amber City, ils se trouvaient à l’intérieur du territoire où les monstres et les bêtes sauvages apparaissaient souvent. Les gardes des marchands étaient en état d’alerte à ce stade. Une partie des gardes était dispersée autour de l’escouade de marchands, tandis que d’autres commençaient à surveiller les environs et l’état de la route.

Soran resta silencieux en cours de route. Vivian était particulièrement obéissante aussi, regardant son environnement avec curiosité et posant des questions à Soran chaque fois qu’il y avait quelque chose qu’elle ne pouvait pas comprendre.

Les marchands ne semblaient pas se soucier des deux, car ils étaient tous occupés à leurs propres affaires. La mystérieuse maîtresse des marchands ne lui montrait même pas une seule fois son visage, et ses trois gérants

C’était une grande escouade de marchands avec plus d’une centaine de personnes si l’on prenait en compte les employés, les esclaves et trente gardes de marchands. Cependant, la composition de l’escouade était plutôt commune pour les habitants du Nord, les marchands normaux se rassemblant sous la bannière d’un maître. Ces marchands devaient préparer leurs propres chariots, hommes et marchandises, tandis que le maître de l’escouade assurait leur sécurité pendant leurs voyages. Après leur voyage, ils devaient remettre un tiers de leurs profits au maître de l’escouade, la mystérieuse fille sorcière du Nord dans ce cas.

Un bruit de galopant se faisait entendre lorsque le chef des gardes des marchands s’approchait de Soran. Leur vision était obstruée par la dense végétation sauvage dans la nature sauvage, et il n’y avait aucun établissement humain en vue.

« Un voleur ? » Le chef des gardes jaugea Soran et dit : « Il s’est passé quelque chose devant. Suis-moi et regarde la situation. »

Vivian se cramponnait nerveusement à la manche de Soran. Il apaisa la petite fille en la tapotant sur l’épaule et répondit : « Je dois prendre soin de ma sœur.

 » Regardez, elle est encore petite et ne peut pas monter à cheval toute seule. »

Dès que Soran répondit, la grande carrosse au milieu de l’escouade marchande s’arrêta, et une beauté séduisante avec son visage voilé émergea de l’intérieur. Elle jeta un coup d’œil à Vivian et montra un sourire charmant en disant doucement : « La jeune fille peut rester avec moi. C’est sûr et confortable à l’intérieur de la carrosse. »

Soran regarda avec hésitation Vivian, qui inclinait la tête comme si elle pensait profondément. Elle acquiesça d’un signe de tête et dit : « Mhm. J’aime bien la grande sœur. Ce n’est pas une mauvaise personne. »

Vivian avait une intuition décente grâce à sa Sagesse, et Soran décida de faire confiance à la décision de sa sœur. Il hocha la tête et répondit : « D’accord, restes dans la carrosse et je regarderai rapidement avec les gardes, d’accord ? ».

Rogue, c’était le nom officiel des voleurs. Ils étaient cheatés parmi les professions, se frottant à presque tout. Leurs capacités de détection dans la nature n’étaient que deuxièmes après la capacité spéciale Survie en milieu sauvage que tous les rangers avaient.

Soran et le chef des gardes se dirigèrent rapidement vers la zone à cheval. L’escouade de marchands ralentissait et attendait que les gardes puissent confirmer que la route était sûre.

 » Chef, vous êtes enfin de retour. »

Soran prit un virage sur la route de montagne, et soudainement la forêt devint beaucoup plus dense qu’avant. Non loin devant se trouvaient trois gardes qui étaient des vétérans avec des professions de combat au corps à corps.

L’un d’entre eux, qui avait des traits nettement nordiques, s’accroupit et pointait du doigt les empreintes de pas sur le sol. « Regardez, ce sont des empreintes de pas de gobelins.

 » D’après les indices, il semble y en avoir plusieurs douzaines. Il pourrait y avoir des sorciers parmi eux.

« Ces nuisibles ennuyeux ne disparaîtront jamais. Chaque fois qu’on les extermine, ils sortent de nulle part l’année suivante ! »

Les gobelins avaient des cycles de croissance plutôt courts et une grande capacité de survie dans des environnements difficiles. Ils pouvaient même survivre en mangeant de l’herbe si la situation était catastrophique. C’était presque comme s’ils étaient eux-mêmes de l’herbe sauvage, se manifestant peu importe à quel point un jardinier désherbe son jardin.

 » En effet, ils appartiennent aux gobelins. »

Soran examina les empreintes de pas au sol. Certains d’entre elles étaient déjà parties à cause de la pluie, mais il pouvait encore estimer leur nombre.

Cependant, ces gobelins n’oseraient pas attaquer l’escouade des marchands. D’après ses connaissances passées, ces créatures timides n’attaquaient les humains que lorsque leur nombre était au moins cinq fois plus élevé que celui de leurs adversaires.

Le nombre actuel était quelque chose que n’importe quelle escouade de cinq aventuriers pouvait gérer, donc Soran ne savait pas très bien pourquoi les gardes étaient si troublés.

Constatant ses doutes, un autre garde écarta le buisson et dit : « Ce n’était pas la partie importante, regarde ici ».

Il y avait une parcelle de sol très différente des autres, comme si elle avait été creusée récemment. Le champ était d’environ cinq pieds sur cinq pieds, et on pouvait voir des taches de sang dans un rayon de cinq mètres.

« Apparemment, les gobelins ont rencontré quelque chose. »

Le chef des gardes se saisit d’une poignée de terre et la renifla.

« Cette créature n’est certainement pas de petite taille et est extrêmement dangereuse ! Les gobelins ne pouvaient même pas le blesser du tout ! »

Soran se tendit en poussant les autres de côté et inspecta lui-même la parcelle de terre. Avec son épée courbée, il déterra plus de terre et murmura :  » Les Ankhegs ?!

« Si c’est vrai, les choses vont devenir ennuyeuses. Les Ankhegs sont des monstres sociaux ! »

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