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Genjitsushugisha no Oukokukaizouki

Traduit par la team : Novel de Glace
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Meilleur constraste
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Tome 2 Chapitre 16 – La bataille finale ③


« J’ai un rapport ! Il y a un chevalier ennemi qui fonce sur ce camp principal à une vitesse incroyable ! » Un soldat avait crié ça, se précipitant dans le camp principal.

C’était alors que je terminais ma demande à Carla.

... merci mon Dieu, pensai-je. On dirait que je l’ai fait à temps.

Les yeux de Carla étaient agrandis par la surprise, elle grinça des dents et me regarda fixement. « Est-ce que… c’est un ordre ? »

« Non, je ne pense pas que cela doive l’être, » dis-je. « Je suis sûr que vous l’accomplirez, que je vous l’ordonne ou non. »

Je voulais aller toucher le collier d’esclave de Carla, mais elle me frappa la main.

À l’instant où elle fit ça, Carla se mit à gémir en raison de la douleur. Elle avait frappé son maître en portant un collier d’esclave, alors bien sûr qu’elle devait en subir les conséquences.

« Argg… Ne soyez pas ridicule... » déclara Carla, me lançant un regard furieux alors qu’elle était agonisante.

« Carla ?! Qu’est-ce que vous faites ? » demandai-je.

« Ne soyez pas ridicule ! Je ne pourrais jamais prêter l’oreille à une telle demande ! » Carla parlait, pleine rage, comme si le collier se resserrant autour de son coup ne signifiait rien pour elle.

« Non. Je dis juste que si le pire devait arriver..., » Dis-je.

« Arg ! Ça suffit ! Ne me parlez pas de ça ! Donnez-moi simplement l’ordre de le tuer, lui ! » Cria Carla en pointant du doigt le chevalier ennemi solitaire. « À cause de ce collier d’esclave, je ne peux pas m’éloigner de vous sans permission ! Alors, donnez-moi juste la permission ! Et j’irais m’occuper de lui ! »

« … Êtes-vous prête à vous battre pour moi ? » demandai-je.

Je ne pouvais pas le croire, mais Carla indignée fit un « Hmph ! »

« Je ne le fais pas pour vous, » dit-elle. « Je le fais seulement parce que je ne veux pas que Liscia vous voie avec ce visage. »

Quel visage ? Quel genre de visage faisais-je en ce moment ?

Était-ce un visage effrayant ? Était-ce plein de chagrin ? Était-ce pitoyable ?

Tandis que je me touchais le visage, essayant de le comprendre, Carla piétina avec indignation et demanda à nouveau. « Je vous le dis à nouveau, donnez-moi l’ordre de le faire ! Pour l’amour de Liscia, dites-moi d’aller le tuer ! »

« … Je vous autorise à le faire. » Je l’avais enfin dit. Si elle disait que c’était pour Liscia, alors je pourrais probablement lui faire confiance. « S’il vous plaît, Carla. Tuez ce chevalier et mettez fin à cette guerre. »

« D’accord ! » répondit-elle.

Après avoir dit ces mots, Carla baissa la tête puis prit une longue épée à chacun des deux gardes se trouvant à côté de nous. Puis elle étendit ses ailes et prit son envol.

Elle se mit à flotter dans les airs pendant un certain temps alors qu’elle cherchait sa cible, puis elle plongea tel un faucon qui avait trouvé sa proie, se propulsant vers le sud.

***

« Carla… Je vais transférer ma propriété sur votre personne en tant qu’esclave à Liscia. » C’était ce que Souma avait soudainement dit à Carla.

Certes, il était possible pour un collier d’esclave de transférer sa propriété à un autre si son maître le voulait. Cependant, s’il le faisait, Carla serait capable de nuire à Souma. Alors, pourquoi était-ce qu’il avait soudainement dit ça ?

Quand Carla le lui avait demandé, Souma avait pointé du doigt l’escouade suicidaire.

« Cette escouade suicide me vise, » déclara Souma. « Même dans le pire des cas, ils vont s’enflammer définitivement après m’avoir pris la tête. Il devrait être facile de les éliminer à ce moment-là. Donc, j’ai une demande à vous faire. Si je devais tomber lors de cette bataille, dite à Liscia. “Je vous donne le trône.” Et bien… Il s’agit là de ma dernière volonté. »

« Votre dernière volonté ? Est-ce que vous plaisantez ? » demanda-t-elle.

Quand elle lui avait demandé ça, le visage de Souma avait pris une expression sérieuse et il avait dit. « Je suis sérieux. Je suis le roi, donc je dois considérer le pire des cas. Je me sentirais mal de devoir repousser les choses sur elle alors que le travail est à moitié fait, mais, et bien, si nous pouvons simplement retirer Gaius de l’échiquier politique, Van tombera assez facilement. Si elle fait ce que Hakuya lui dit de faire, tout ira bien. »

Après avoir dit ça, Souma avait souri.

Quand elle le vit sourire… Carla réalisa qu’elle avait mal compris quelque chose d’important.

Le roi était la personne la plus puissante du pays, alors elle pensait qu’il avait le pouvoir de tout contrôler. En regardant les choses comme un guerrier qui avait servi le roi, c’était ce qu’elle s’attendait à voir chez un roi.

C’est pourquoi Carla avait pensé que Souma avait usurpé le trône.

Elle avait pensé qu’il avait été séduit par ce pouvoir immense, trompant le roi du bon cœur Albert en lui faisait donner le trône, et qu’il avait forcé Liscia à des fiançailles non désirées, essayant ainsi de l’utiliser afin de cimenter son pouvoir. Alors qu’elle avait appris par la suite grâce aux lettres de Liscia qu’elle avait tort, elle avait toujours nourri ces doutes dans un coin de son cœur. C’est pourquoi elle avait suivi Castor jusqu’au bout quand il avait choisi de mourir pour son amitié avec Georg.

Souma a-t-il vraiment été séduit par ce pouvoir et cette autorité ? Alors même lorsqu’elle se tenait prisonnière à ses côtés, Carla avait réfléchi à cette question.

« Carla, je suis peut-être un faux roi. » (Souma)

« Après tout… Si je ne peux pas entrer dans le rôle de roi, je ne peux pas envoyer de soldats sur-le-champ de bataille. » (Souma)

Il devait entrer dans le rôle. C’était la preuve qu’il était conscient qu’il n’était pas un roi.

Souma n’a jamais voulu être roi…

S’il avait eu une attitude insouciante et avait pu ignorer la responsabilité inhérente à ce pouvoir, il aurait pu devenir roi sans trop se préoccuper des problèmes se trouvant autour de lui. Cependant, pour celui qui avait parfaitement compris cette responsabilité, le pouvoir n’était rien d’autre qu’un fardeau. Souma réussissait à supporter ce fardeau en jouant un rôle.

Les choses qu’elle pensait qu’il avait volées avaient en fait été forcées sur lui par d’autres.

Par Sir Albert, l’ancien roi, par Liscia, par ses vassaux, par le peuple de ce pays, il a été forcé de supporter toutes sortes de fardeaux, pensa Carla. Quand j’ai entendu Souma parler si facilement de sa propre mort, j’ai pensé qu’il pourrait se sentir malade, mais… J’avais tort. S’il y a quelque chose qui ne va pas chez lui, ce n’est pas son corps, c’est son esprit.

L’esprit de Souma avait été lentement dévoré par la pression accablante qui pesait sur ses seules épaules.

Liscia a senti cela. C’est pourquoi elle a essayé si sérieusement, si vaillamment, de soutenir Souma.

Carla le réalisa maintenant, mais il était trop tard.

C’est trop tard... Oui, beaucoup trop tard.

Elle était déjà une criminelle en attente d’un jugement.

Même si elle se battait maintenant pour Souma, rien de bon ne sortira de ça.

Même ainsi, quand elle vit que Souma était prêt à abandonner le trône et qu’il lui disait sa dernière volonté pour Liscia alors que sa propre vie était en péril, Carla ne pouvait tout simplement pas le laisser agir ainsi. Car si Souma mourait ici, Liscia serait assurément triste.

Mon entêtement aveugle a déjà apporté à Liscia assez de chagrin. Je ne laisserai pas Liscia devenir encore plus triste !

Carla avait préparé ses deux épées.

« C’est pour ça que je vais te tuer ! » Elle avait alors crié ça sur le général à cheval qui se précipitait seul vers le camp principal.

« Quoi !? » L’homme avait crié.

Carla avait piqué vers le sol, envoyant l’intégralité de la force de la vitesse acquise dans ses deux épées qu’elle tenait dans ses mains. Elle avait prévu de terminer en un instant avec cette attaque-surprise. Cependant, le général ennemi bloqua avec son épée celles de son adversaire. Elle pensait l’avoir pris au dépourvu, mais il devait être un guerrier très aguerri.

Carla avait plié son corps en forme de V, utilisant son élan restant pour effectuer un coup de pied sur son torse laissé sans défense.

« Arg... » (général)

Le général ennemi avait été désarçonné de son cheval, s’écrasant sur le sol. Cependant, il se leva immédiatement, préparant son épée et regardant fixement Carla.

« Vous… Vous êtes un dragonewt, n’est-ce pas ? » demanda-t-il.

« Je suppose que vous devez être un général bien connu, » répondit-elle. « Je suis Carla, fille de Castor Vargas. »

« Castor ? Ne s’est-il pas rebellé contre le roi ? » demanda l’homme se trouvant devant elle.

« … Exacte. C’est pourquoi je suis dans cet état pitoyable, » dit Carla en désignant le collier d’esclave se trouvant autour du cou.

Quand le général ennemi le vit, il rugit, « Alors, poussez-vous sur le côté ! Mon seul but ici est de prendre la tête de Souma ! »

« Malheureusement, je ne peux pas vous laisser faire ça, » dit-elle.

« Souma n’est-il pas aussi censé être votre ennemi ? » demanda-t-il.

« Il l’était, mais il est aussi l’homme que ma meilleure amie aime. Je ne peux pas vous laisser le tuer, » déclara Carla.

« Ce que vous faites n’a aucun sens ! Très bien, alors vous pouvez mourir avec lui ! » déclara-t-il.

Le général ennemi frappa Carla. Carla croisa ses épées afin de bloquer l’attaque, mais ce coup puissant l’avait forcée à poser un genou à terre.

« Quoi !? Est-ce vraiment la puissance d’un être humain ? » haletait-elle.

Pour réussir à faire qu’un dragonewt, qui était beaucoup plus puissant qu’un humain, met un genou à terre...

Il était difficile de croire que ce général était humain.

« Alors que vous êtes dans le royaume assis sur vos lauriers, nous avons poli notre magie et nos prouesses martiales ! » cria l’homme.

« ... Je comprends. De la magie de terre, hehe, » dit-elle.

Comme mentionner lorsque des renforts étaient venus du village des Elfes Sombres, la magie de Terre manipulait la gravité.

Il avait dû augmenter la puissance de son attaque en rendant le bout de sa lame plus lourde au moment de l’impact.

L’ennemi avait crié alors qu’il essayait d’écraser Carla. « Le vœu de longue date de notre famille royale est de se venger d’Elfrieden ! Pour cela, nous avons poli nos crocs et aiguisé nos griffes ! Je réaliserai le souhait de trois générations de notre famille royale, ici et maintenant ! »

« Je vois... Alors dans ce cas, êtes-vous Gaius ? » demanda-t-elle.

Après avoir discerné la véritable identité de l’ennemi, Carla avait tourné sa lourde lame de côté avec un mouvement fluide de son épée droite, puis avait utilisé son épée gauche pour effectuer une attaque en diagonale depuis le haut. Au moment où elle l’avait presque eu, Gaius avait bondi en arrière.

Carla pointa sa lame vers Gaius. « Si vous êtes le Prince Souverain... Ne devriez-vous pas plutôt vous inquiéter pour votre peuple avant votre revanche ? »

« Hmph ! » cracha Gaius. « Je serais dans un état de dépression si je me permettais de penser comme les faibles de la famille royale d’Elfrieden. Dans la Principauté d’Amidonia, un prince est celui qui peut utiliser la force de sa volonté et ses bras pour garder le peuple en échec ! »

« ... C’est vrai. » Dis Carla. « Quand je vous regarde, Albert commence à ressembler à un grand dirigeant en comparaison de vous. »

Il n’avait peut-être pas été particulièrement bon ou mauvais, mais le règne d’Albert avait au moins été pacifique. Gaius avait commencé une guerre parce qu’il se souciait plus de son propre désir de vengeance que de la façon dont son peuple vivait. Elle ne pourrait jamais accepter un homme comme ça en tant que roi.

« Je ne voudrais jamais que Souma devienne un roi comme vous... » Murmura-t-elle.

« Hmph, je n’ai pas besoin de mes ennemis afin de m’aimer… Haah! » (Gaius)

Gaius avait soudainement posé sa main sur le sol.

À cet instant, des pointes commencèrent à sortir du sol tout autour de Carla. Les épines qui poussaient depuis le sol s’étaient précipitées vers elle.

Carla avait évité un coup direct, mais parce que le sol autour d’elle avait autant de pointes qui en sortaient qu’un hérisson, ses ailes avaient été coincées et elle devint incapable de bouger. Dans une étrange coïncidence, Carla s’était retrouvée capturée par la même tactique que Liscia avait utilisée afin de attraper Castor.

« Merde ! » cria-t-elle en essayant à la hâte de se libérer.

« Maintenant, vous allez payer pour avoir bloqué mon chemin, » dit Gaius. Il poussa son épée vers elle.

Carla ferma malgré elle les yeux. *Bruit sourd* elle avait entendu le bruit de quelque chose qui s’était fait poignardé.

... Cependant, il n’y avait pas de douleur. Quand Carla ouvrit les yeux avec hésitation, il y avait quelque chose de grassouillet se trouvant droit devant elle. C’était rond, gros et blanc. Quand elle avait regardé de plus près, il vit qu’il s’agissait d’une poupée assez grande pour qu’une personne puisse pénétrer à l’intérieur. Cette poupée était entre Carla et Gaius, bloquant l’épée de Gaius avec son propre corps.

« « Quoi... !? » »

Aussi bien, les yeux de Carla et Gaius étaient écarquillés à cause de l’apparition soudaine de la poupée.

Et alors...

« Carla, partez de là ! » cria une voix proche.

Carla retrouva ses sens quand elle entendit la voix qui l’appelait à ce moment-là. Elle se détacha du sol qui l’entravait et s’échappât. Quand elle retrouva son équilibre. Et quand elle regarda la source de la voix, les yeux de Carla s’étaient de nouveau écarquillé.

« Vous... êtes-vous Souma Kazuya ? » cria Gaius

Il semblait que Gaius l’avait aussi compris.

Au moment où ils l’avaient remarqué, Souma Kazuya se tenait à une vingtaine de mètres d’eux. Il y avait quatre poupées de la même conception que celle qui avait protégé Carla qui flottait autour de lui dans l’air.

Il s’agissait d’une poupée Petit Musashibo de grande taille qui avait protégé Carla, tandis que celles déployées autour de Souma étaient de taille moyenne.

« Vous, idiot ! Que faites-vous ici ? » Carla avait atterri à côté de Souma et l’avait grondé.

Souma haussa les épaules et dit : « Cette personne est le seul qui reste. Nos alliés se rassembleront ici assez tôt. Alors j’ai décidé, plutôt que d’attendre dans le camp, j’utiliserais le temps ici à combattre à vos côtés. »

« Si vous mourez, Liscia sera triste, et vous le savez bien ! » cria-t-elle.

« Je sais. C’est pourquoi je suis venu ici, » dit-il. « Afin de vivre, c’est mieux si nous concentrons notre puissance. Plutôt que de nous battre tous les deux séparément, les chances de survivre sont meilleures si dès le départ nous coopérons. »

Alors qu’il disait ça, Souma balança son bras devant lui. Après qu’il avait fait ça, deux de ses poupées de taille moyenne Petit Musashibo qui portaient des arbalètes avaient tiré sur Gaius.

Les carreaux volèrent directement vers Gaius, mais Gaius donna un coup de pied à la grosse poupée Petit Musashibo qui s’était frayé un chemin vers le sol et il coupa les deux carreaux en plein air.

Cette fois, c’était au tour de Souma d’être stupéfait. « Vous pouvez vous défendre contre ça ? »

« Faites attention, » avertis Carla. « Cet homme est très puissant. »

Après avoir entendu ce mot d’avertissement, Souma se prépara à ce qui allait venir.

« Souma Kazuya ! » Gaius hurla, une lueur affûtée présente dans ses yeux. « Je vais vous vaincre et détruire le royaume. »

« … Je déteste devoir vous décevoir, mais je suis sûr que le royaume ne sera certainement pas détruit même si vous me tuez maintenant. » Malgré le fait que Gaius l’ait effrayé, Souma avait un grand sourire sur son visage. « J’ai rassemblé des gens talentueux autour de moi. J’ai mis en place un réseau de transport, j’ai retravaillé l’infrastructure de la ville et j’ai jeté les bases de la prospérité. Même si je devais mourir maintenant, je suis sûr que quelqu’un pourrait prendre le relais et exécuter les choses d’une manière tout à fait correcte. »

« Alors, je vais détruire tout ça ! » Gaius étendit son bras. À cet instant, une pierre fut projetée depuis hors du sol.

« « Je ne vous laisserai pas faire ça ! » » Souma et Carla avaient crié à l’unisson.

D’abord, deux poupées de taille moyenne Musashibo portant des boucliers s’étaient déplacées afin de bloquer cette attaque.

Dans le même temps, Carla s’était déplacée sur le côté de Gaius et l’avait frappé.

Gaius avait bloqué cette attaque avec son épée, puis avait donné un coup de pied à Carla pour l’éloigner de lui et avait couvert son corps avec son manteau pour se protéger de deux autres flèches que Souma avait fait tirer. Dans ce monde où la magie pourrait être attachée aux choses, même un manteau était une pièce d’armure viable.

« Zut. Je sais qu’il est un roi, mais il est trop fort..., » grogna Souma.

« Je suis sûre qu’il s’est entraîné très différemment de la façon dont vous le faites. Hahh ! » Carla cracha le feu dans la direction de Gaius.

« Arg ! » Gaius bloqua les flammes avec un autre déplacement de son manteau. Puis il avait lancé une autre pierre.

Souma bloqua l’attaque avec l’une des poupées-boucliers, mais il pouvait dire que c’était en train de lentement l’endommager. À ce rythme, ils n’allaient même pas lui faire gagner beaucoup de temps.

… Puis, quelque chose s’était produit près de Souma.

« Déplacez-vous ! » cria-t-il.

Souma fit se relever la grande poupée de Petit Musashibo qui était tombé sur le sol et attaqua Gaius.

Gaius cria. « Tu me gênes ! » et il la coupa. Mais il avait seulement coupé la moitié supérieure, alors la poupée de grande taille Petit Musashibo enveloppa ses bras autour de Gaius.

« Quoi !? » cria Gaius.

« Carla, maintenant ! Brûlez la poupée ! » cria Souma.

« Hein !? Pourquoi… ? » demanda Carla.

« Dépêchez-vous. Faites-le ! » cria Souma.

« D-D’accord ! » déclara Carla.

Sans savoir pourquoi elle le faisait, Carla cracha des flammes vers la poupée Petit Musashibo.

Il y avait eu alors un flash brillant lorsque les flammes avaient touché la poupée, suivie par un...

Boom !

Gaius avait été pris dans des flammes qui grandissaient et par un nuage de fumée noire.

Il avait explosé. Ayant pris l’explosion de plein fouet, Gaius avait été envoyé à une dizaine de mètres dans les airs.

Quand Gaius retomba sur son dos, tout son corps avait été brûlé.

« C’était quoi !? » Carla vint vers lui et posa la question.

Souma avait répondu à sa question, soulagé que cela ait fonctionné. « Je garde toutes sortes d’outils dans le panier d’osier de cette poupée. Je me suis alors souvenu que j’avais aussi mis quelque chose comme un pot en céramique remplie de poudre à canon. Vous l’avez enflammé et il a explosé. Après avoir pris une explosion comme ça à bout portant, même Gaius doit être... »

« ... Il bouge encore, » déclara Carla.

Même en entendant Carla, Souma pouvait voir par lui-même et il doutait de ses propres yeux.

Même s’il avait été englouti dans cette explosion, Gaius se levait.

Il avait de nombreuses blessures graves sur tout son corps comme on pouvait s’y attendre, mais il marchait d’un air hébété vers eux comme s’il était un zombie.

« Je... vais détruire... le Royaume... et montrez à tous... l’esprit d’Amidonia... » Murmura Gaius, les yeux révulsés.

En vérité, il était vraiment une masse de ténacité.

« Quel homme ! » Carla laissa ces mots glisser hors de sa bouche sans réfléchir, et Souma était d’accord avec elle.

Gaius continua à avancer, alimenté par son seul but de détruire le royaume. Souma ressentait à la fois de la crainte et de l’admiration envers sa ténacité. Puis...

Twang, twang, twang, twang !

Le corps de Gaius fut criblé par d’innombrables flèches. Après avoir fini la réorganisation de leur unité, les archers avaient finalement pu venir ici et avaient lâché une volée sur Gaius.

Gaius s’arrêta, puis son corps commença à trembler.

Il va tomber… Au moment où Souma pensait ça, Gaius serra l’épée qu’il portait avant de la prendre à l’envers, puis, rassemblant toutes ses forces restantes, il la jeta telle une lance.

L’épée traça un arc alors qu’elle volait, puis se planta dans le sol près des pieds de Souma.

« … Est-ce là jusqu’où peut aller votre ténacité ? » Souma laissa sortir ces mots avec un soupir d’admiration. Puis il déclara ça à Gaius, même s’il n’était pas clair qu’il pourrait l’entendre encore maintenant. « J’ai vu l’esprit d’Amidonia ! On racontera encore longtemps des histoires de votre valeur ! Prince Gaius VIII d’Amidonia. Moi… le Roi Souma d’Elfrieden, n’oublierai jamais la terreur que vous m’avez inspirée pour le restant de ma vie ! »

Au moment où Souma avait dit ça, nous avions tous eu l’impression que Gaius avait eu un sourire.

Puis Gaius tomba doucement avant de ne plus jamais se relever.

Souma inscrivit dans sa mémoire cette vision finale de cet adversaire. Puis, il regarda l’épée à ses pieds.

« Je pourrais peut-être supporter d’apprendre quelque chose vis-à-vis de sa grande ténacité. » Dit-il.

« Si vous commencez à parler comme lui, Liscia va sûrement pleurer. » Carla, qui se tenait à ses côtés, avait dit ça.

« Tout à fait. Je suppose qu’elle le ferait vraiment..., » dit-il.

Avec ces mots, Souma se plaça à côté des restes immobiles de Gaius, puis se mit à genou. Il mit ensuite ses mains ensemble et pria. Incertain de ce que le geste signifiait, Carla pencha la tête sur le côté, en pleine confusion.

« Qu’est-ce que vous faites ? » demanda-t-elle.

« Tout le monde devient un Bouddha une fois qu’ils sont morts… en d’autres termes, un dieu, » dit-il. « Il s’agit d’une coutume de mon Ancien Monde. C’est pourquoi je prie pour qu’il puisse trouver le chemin vers le Nirvana. »

« Vous priez pour ce monstre obsédé par la vengeance ? » demanda-t-elle, incrédule.

« Il s’agit d’autant plus d’une bonne raison, » dit-il. « Vous ne voudriez pas qu’il revienne me maudire en tant que fantôme parce qu’il avait des regrets dans ce monde. Est-ce que vous le voulez ? »

« C’est une religion très calculatrice que vous avez là, » déclara-t-elle.

Souma se leva en riant, puis baissa les yeux et soupira à nouveau. « ... C’est la première fois que je vois quelqu’un être assassiné. »

Quand Souma déclara ça, Carla le regardait incrédule. « Que dites-vous, après tout ce que vous avez fait ? Je suis sûre que vous devez déjà avoir ordonné à vos soldats de tuer beaucoup de personnes avant aujourd’hui. »

« Hehe, vous ne vous retenez pas du tout à mon encontre ! » déclara-t-il.

Pendant qu’ils discutaient, leurs camarades qui avaient appris la crise se déroulant dans le camp principal étaient finalement arrivés. Liscia, Aisha, Ludwin, Halbert et Kaede avaient réagi avec surprise quand ils virent le corps sans vie de Gaius.

Liscia se précipita et étreignit Souma. « Souma, avez-vous vous aussi combattu ? Allez-vous bien ? Êtes-vous blessé quelque part ? »

Alors que Liscia cherchait un peu partout sur son corps pour voir s’il avait une blessure, Souma affichait un sourire ironique. « Je vais vraiment bien. Nous avons réussi à nous deux à l’occuper jusqu’à ce que de l’aide arrive. »

« Je vois, » déclara Liscia. « … Merci beaucoup Carla. Pour avoir protégé Souma. »

« … C’est arrivé de lui-même. » Carla était trop embarrassée pour dire autre chose. « Je l’ai fait pour toi, Liscia. » Alors elle tourna la tête sur le côté et se tut.

Pendant qu’il les regardait, Souma frappa dans ses mains pour attirer leurs attentions.

« Eh bien, les combats sont désormais réglés ici. Allons maintenant jusqu’à Van, » déclara-t-il.

Alors que ses compagnons et lui-même commencèrent à se déplacer, il vit que le corps de Gaius avait été emporté. De ce qu’il avait vu sur le visage de cet homme, il semblait vraiment satisfait.

Pour vous, avec vos prouesses martiales. C’était peut-être le seul chemin que vous pouviez choisir, Pensa Souma. Vous avez vraiment cru que vous venger du royaume conduirait le peuple de la principauté vers le bonheur. Je ne peux pas complètement rejeter cette façon de penser.

Afin d’éviter de ruiner l’humeur victorieuse, Souma effectua ses prières en silence.

Mais je ne pense pas que vous ayez raison. Mais je ne pense pas que vous ayez complètement tort. Mais même ainsi, maintenant que je vous ai vaincu, je vais aller de l’avant...

... afin de protéger Liscia, et tous ceux que je considère comme faisant partie de ma famille.

***

Quelques heures plus tard, Van, la capitale d’Amidonia, ouvrit ses portes à condition que les défenseurs de la ville soient épargnés, et que tous ceux qui voulaient partir soient autorisés à partir (ils ne seraient pas autorisés à apporter plus de bagages que ce qu’ils pourraient emporter). Lorsque Souma fit entrer toute son armée dans Van, la série de batailles qui allait être connue sous le nom de la guerre d’une semaine avait alors pris fin.

Cependant, il s’agissait seulement des batailles qui avaient pris fin.

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