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Kujibiki Tokushou: Musou Haremu ken

Traduit par la team : Novel de Glace
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Meilleur constraste
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Tome 4 Chapitre 102 – Trahison


À l’intérieur de la forteresse, je m’étais promené sans but précis.

« Kakeru, » une femme ayant l’apparence d’une soldate esclave était venue à moi.

Son visage m’était inconnu.

Elle se tenait devant moi et s’était alors mise à incanter de la magie. Son visage avait changé. Il s’agissait d’un déguisement magique. Et derrière ce déguisement, il y avait le visage de Mélissa.

La Sainte Immortelle Mélissa. Elle qui avait un statut élevé même dans l’église de Solon portait les mêmes vêtements que mes soldats esclaves.

« Comment te sens-tu ? » demandai-je.

« Hmm, je vais bien ! Au contraire, je me sens mieux que d’habitude, » répondit-elle.

« Est-ce vrai ? » demandai-je.

« Après tout, je ne me suis pas blessé, et c’est grâce à toi, Kakeru, » répondit Mélissa.

« Rica n’a-t-elle pas été touchée directement par la magie ? » demandai-je.

« C’était comme recevoir une petite pichenette, » répondit-elle.

« Comme attendu de toi, hein, » dis-je.

« Bon, que vais-je faire maintenant ? Dois-je retourner en silence dans le premier peloton ? » demanda-t-elle.

J’avais demandé à Mélissa d’aller secrètement dans le premier peloton.

Ce premier peloton comptait toutes les personnes qui avaient tendance à être prêtes à sacrifier leurs vies pour moi.

Jusqu’à nouvel ordre, je laissais secrètement partir Mélissa avec elles.

« Non, veux-tu aller avec Hélèna et les autres pendant un moment ? » dis-je.

« Veux-tu que je protège tout le monde ? » demanda Mélissa.

« Si c’est comme ça, ne serait-ce pas un fardeau énorme pour toi ? » demandai-je.

« Tout va bien, ça va. Et aussi, je veux faire quelque chose pour toi, Kakeru, » répondit Mélissa.

J’avais regardé Mélissa, son visage était très vif.

À l’origine, c’était une personnalité très ouverte, mais récemment, elle avait encore changé.

L’image que je percevais d’elle avait changé, je ne la voyais plus uniquement comme la Sainte, mais plus comme une jeune femme.

« Est-ce que ça va vraiment aller ? Cela sera très différent, tu le sais bien, comparé à Hélèna et les autres membres du premier peloton, » dis-je.

« Je vais totalement protéger la reine et les princesses et ne protéger que les soldats-esclaves face aux blessures mortelles, » énonça Mélissa.

« C’est bien ça, » déclarai-je.

Dans un sens, c’était les soldats esclaves qui étaient totalement protégés.

« J’ai confiance en tes pouvoirs. Même si 20 deviennent 213, il n’y a pas beaucoup de différences pour toi, » dis-je.

« Kakeru…, » murmura-t-elle. Mélissa avait maintenant un visage rouge.

« Mais si tu fais des choses séparément, ce sera différent. C’est comme faire quelque chose avec tout ce que tu as et tout en tu retenant en même temps. De la façon dont je le vois, c’est aussi difficile que de faire un carré avec la main gauche et de faire un cercle avec la main droite, » dis-je.

« Ah ! Kakeru, cet exemple est bon, » Mélissa avait été impressionnée.

Je voulais dire par là que cela devait présenter beaucoup de difficulté, hein.

« C’est effectivement le cas. Mais ça va, je ne vais pas me forcer ainsi, » déclara Mélissa.

« Hmm. D’accord, alors, je compte sur toi, » dis-je.

« Oui ! »

« Je prendrai bien soin de toi après tout cela, » annonçai-je.

« ... Avec joie ! »

Mélissa était partie après avoir utilisé la magie du déguisement.

{Elle était complètement devenue une jeune fille !}

« Je suis d’accord. Son caractère a beaucoup changé depuis qu’elle m’a connu. »

{J’aimais bien la Sainte d’avant.}

« He~ ? C’est inattendu de ta part. »

{L’ancienne avait de plus grandes failles de cœur à exploiter. Kukuku !}

Éléanore avait ri et je lui avais fait un léger coup avec un doigt pour la faire taire.

« Les autres types étaient-ils jusqu’à maintenant comme ça aussi ? »

{Hmm. Surtout ce genre d’humains appelés Héros. Leurs cœurs débordaient de lumière, mais au plus profond d’eux-mêmes, ils étaient remplis de noirceurs. C’était vraiment délicieux !}

{Kukuku}, elle avait encore ri.

« Quel mauvais goût ! » répliquai-je.

{Dans ce sens, tu es très ennuyeux. Quel est le problème avec toi ? Avoir autant de pouvoirs, mais tout ce qui t’intéresse est de faire un harem et d’embrasser des femmes. Tu devrais créer plus de troubles. Tu ne vaux pas la peine de prendre la relève.}

« Quels mots égoïstes de ta part. »

Je m’étais promené à l’intérieur de la forteresse.

Sous le commandement de Nana, les soldats ennemis qui s’étaient rendus avaient été soignés, et le processus de saisie s’avança.

« Monsieur Kakeru. »

J’avais entendu une voix douce.

Je m’étais retourné et Hélèna était là.

Hélèna qui portait des vêtements légers lui permettant de se battre plus facilement n’avait pas la même apparence que d’habitude, mais elle était tout aussi adorable.

« Qu’est-il arrivé  ? » demandai-je.

« Un messager vient d’arriver à l’instant. Disant qu’il est venu de la part de Delphina, » annonça Hélèna.

« Delphina ? »

Pourquoi dans cet endroit ? : C’était ce que je m’étais demandé.

« Entendu, je vais le rencontrer, » annonçai-je.

J’avais suivi Hélèna. Nous étions retournés dans les environs de l’entrée de la forteresse, il y avait un homme là-bas et deux soldats esclaves en garde.

Il s’agissait toutes les deux de filles du premier peloton. « Bon, travail », leur disais-je, et je leur avais demandé de partir après les avoir embrassées.

Je m’étais tourné vers l’homme. « Es-tu l’employée de Delphina ? »

« Oui. Je m’appelle Adonis, » répondit-il.

« Pour quoi es-tu venu ici ? » demandai-je.

« J’ai un message de Madame Delphina… “Théo a trahi”, » annonça Adonis.

Il avait dit cela en me donnant une enveloppe.

« ... Dites à Delphina que j’ai bien compris, » répondis-je.

Dans la forteresse à l’intérieur du bâtiment le plus solide.

Dans la pièce du commandant, j’avais appelé Nana.

L’enveloppe que j’avais reçue de Delphina... Je lui avais montré les preuves que Théo avait trahi.

Il y avait deux documents, l’un était la lettre de Delphina expliquant la situation.

L’autre était la lettre écrite de Théo pour l’armée barbare.

Le contenu disait... qu’il allait bientôt trouver les deux princesses et prendre leurs têtes.

« Théo Customas. De penser qu’il nous trahirait, » déclara Nana.

« Oui, c’est inattendu. Il a réorganisé l’armée restante de Siracuza à ce moment-là, alors j’ai pensé qu’il était quelqu’un qui mourrait en se battant jusqu’au bout, » dis-je.

« J’ai aussi pensé ça, » déclara Nana.

« L’armée restante ne devait avoir aucune valeur à ce moment-là. Dans un sens, il était innocent à ce moment, » dis-je.

« Ça veut dire qu’il nous aurait trahis après notre retraite... cela signifie probablement que l’armée barbare qui connaissait la menace de Monseigneur avait commencé à briser l’armée de l’intérieur, » annonça Nana.

« Je vois »

L’analyse de Nana était convaincante.

L’armée barbare avait utilisé une voie détournée contre l’armée de Siracuza qui avait retrouvé de son élan avec ma participation.

« En y réfléchissant maintenant, il y avait des indices. L’attaque de nuit avant notre départ, nous avions été attaqués facilement, et les gars qui étaient avec lui avaient facilement perdu, » déclarai-je.

« ... c’est vrai, » Nana acquiesçait lourdement.

« Il y a “Le rang du Duc est promis” à la fin de la lettre... ceci doit être le facteur déterminant, » déclara Nana.

« Duc, Hmm, » dis-je.

« On lui a promis un rang luxueux et une splendeur arrogante. Cependant, je me demande si cette lettre est vraie, » déclara Nana en regardant la lettre de Théo.

« Il n’y a aucune raison qui pousserait Delphina à me mentir. Ce serait soit vrai, soit que Delphina se soit trompée, » dis-je.

« Il n’y a aucune chance que cette femme se soit trompée, » déclara Nana.

Ses yeux qui distinguaient la vérité et les mensonges dans l’information devraient être les meilleurs. Sinon, elle ne serait pas capable de gagner autant.

« Je suis d’accord avec toi, » dis-je.

Cela signifiait que cette lettre disait la vérité.

C’est une information que Delphina avait reçue d’une manière ou d’une autre.

« ... Monseigneur, j’aimerais prendre le commandement, » demanda Nana.

« Commandement ? » demandai-je.

« Je ne peux pas pardonner à ce type qui vous a trompé, Monseigneur. Je vais apporter sa tête ici dans quatre jours et demi, » Nana l’avait dit avec un léger ressentiment.

En pensant à elle comme étant une artiste martiale habituellement calme, cool, on pourrait dire qu’elle était très enragée en ce moment.

« Non, c’est bon, » dis-je.

« Allez-vous lui pardonner ? » demanda Nana.

« Ce n’est pas ça. Je veux que tu protèges cette forteresse. Tu es la seule à qui je peux laisser les soldats, » expliquai-je.

« ... »

Nana montrait une expression embrouillée.

« Je vais te le laisser, d’accord ? » demandai-je.

« Compris, » répondit Nana.

J’avais embrassé Nana qui hocha la tête.

Nana était abasourdie.

« Merci d’être en colère. Je vais bien prendre en considération tes sentiments, » dis-je.

J’avais sorti la Plume de Téléportation.

« Je vais le punir directement avec mes propres mains, » dis-je.

Dans la ville de Chigris, dans le manoir du seigneur.

En venant ici, j’avais été immédiatement arriver là où se trouvait Théo.

« Ohh, Monsieur le Baron, je vous ai cherché, » déclara Théo.

« Moi ? » demandai-je.

« Exact. En fait, j’avais fini de réorganiser les soldats. Nous allons contre-attaquer très bientôt, mais avant cela, je voudrais vous demander d’amener les Princesses pour encourager les troupes, » déclara Théo.

« ... »

« Après tout, nous sommes une armée réassemblée à droite et à gauche, et les soldats réorganisés ne connaissent pas les visages de nos futures dirigeantes. Ainsi, je souhaite demander à Ses Altesses de les encourager en personne. Si c’est le cas, le moral augmentera et notre victoire ne fera aucun doute, » continua Théo.

« ... »

« Où sont ses Altesses ? » demanda Théo.

« Avant cela, je veux demander quelque chose, » dis-je.

« Qu’est-ce que c’est ? » demanda-t-il

« À propos de ça, » dis-je.

J’avais montré la lettre à Théo. Il s’agissait de la lettre que Delphina avait reçue.

À l’instant où il avait vu ça, il avait dit « O-Où avez-vous eu... »

{C’est comme confesser ses crimes !! Kukuku!!} Éléanore avait ri.

C’était agaçant parce qu’elle s’amusait plus que d’habitude.

« N-Non ! Attendez s’il vous plaît, c’est un malentendu, » déclara Théo.

« Malentendu ? » demandai-je.

« Oui, un malentendu. C’est vrai, je faisais juste semblant d’être en contact avec eux. Après tout, cela pourrait donner des opportunités si je faisais comme si j’étais un intime, » déclara-t-il.

« Ainsi, combien de soldats as-tu sacrifiés pour ça ? » demandai-je.

« Hmm ! » Théo avait perdu la parole.

Et, avait progressivement changé son expression, passant de la panique à la colère. Il avait commencé à me regarder et avait finalement commencé à rire comme pour me ridiculiser. « Fu-Fufufufufu »

« Qu’est-ce qui est drôle ? » demandai-je.

« Mes projets ont été bouleversés à la suite de certains évènements inattendus, mais qu’importe. Si tu es venu ici par toi-même, alors c’est parfait, » déclara-t-il en changeant totalement de manière de me parler.

« Qu’est-ce que tu as dit ? » demandai-je.

« Je dis que tout ira mieux puisque toi, espèce d’enfoiré, tu vas mourir ici ! » annonça-t-il.

À l’instant où Théo avait dit cela, un cercle magique s’était répandu sous mes pieds.

Une blancheur qui absorberait toute la lumière, un cercle magique noir.

Cela s’étendait et enveloppait mon corps.

« Au revoir. Veux-tu bien errer dans cet espace vide durant toute ta vie ? » déclara-t-il.

En voyant le visage victorieux de Théo à la fin, j’étais enveloppé par une obscurité pure.

Un espace où rien n’existait.

Il n’y avait pas de haut ou de bas, de droite ou de gauche. Un espace où je ne peux même pas dire si j’étais allongé ou flottant.

{Nous avons été battus !!}

« C’est quoi ce truc ? »

{C’est un type de sort maudit. Il était principalement utilisé pour les exécutions.}

« Des exécutions ? »

{Celui-ci ne fait pas vraiment mal. Il n’isole que ce qu’il a attrapé. Cependant, tu ne peux pas t’en échapper tant que tu es vivant. Et après que ceux qui ont été capturés meurent de faim ou de folie, ils seront libérés. C’est un sort commode qui attraperait la cible une fois activée et crachera le cadavre de la cible par la suite.}

« C’est sale comme méthode. »

{Il a probablement prévu de l’utiliser pour Fiona et Marie. Après tout, tant qu’elles seront capturées, il sera en mesure d’obtenir leurs cadavres à coup sûr.}

« Je vois maintenant. Et donc ? Que dois-je faire pour sortir d’ici ? »

{Tu peux en sortir uniquement si tu meurs.}

« Que dirais-tu d’en sortir vivant ? »

{Il n’y en a pas.}

« Arrête de mentir. Si c’est vraiment comme ça, il n’y a aucun moyen que tu sois calme pour ne plus pouvoir rencontrer Hikari. »

{Tu as touché la corde sensible là}

« Peu importe, dis-le-moi »

{Haa~... Comprendrais-tu si je dis que toute cette zone elle-même est un mur ?}

« Toute la zone est un mur ? »

Ce que je peux ressentir c’est un espace de ténèbres où rien n’existait.

Tout cela était un « mur », hein.

Si c’était exact, je comprenais Éléanore.

« J’ai juste besoin de le frapper en utilisant la force brute, hein »

{Exactement !} Éléanore répondit, elle semblait un peu heureuse.

« Allons-y. AAAAAhhhh !!! »

Avec toute ma force, encore plus importante que celle utilisée quand j’avais battu le Dragon Rouge, je frappais avec Éléanore.

Mes pouvoirs étaient multipliés 777 fois, avec une attaque supplémentaire x2.

L’obscurité... elle s’était brisée.

« Quoi !? » s’écria Théo.

J’avais vu le visage surpris de Théo.

« R-Ridicule ! Il n’y a aucune chance qu’un humain puisse survivre à ça !! » cria Théo.

« ... as-tu une dernière chose à dire ? » demandai-je froidement.

Tout en saisissant Éléanore, je m’étais approché de lui.

« A-Attendez, s’il vous plaît. Écoutez-moi... v-vous comprenez, je vous promets, » commença-t-il a balbutié.

« Parle, » j’avais écouté avec une tête froide.

« Je sais Demandons à l’autre camp. Je vais faire en sorte que vous deveniez un marquis. Je peux le faire, je le promets, c’est pourquoi vous comprenez, n’est-ce pas ? » demanda-t-il.

« ... »

« V-Voulez-vous de l’argent ? Je-j'en ai, je vais vous donner des pièces d’or à…, » balbutia-t-il.

« Fuu »

« Je sais, c’est du territoire que vous voulez ! Je vais négocier, je-je vais m’assurer que ce soit au centre…, » continua-t-il.

« Assez ! » criai-je.

J’avais frappé avec Éléanore horizontalement et la tête de Théo avait volé.

Ne le laissant pas respirer, un son retentit, du sang fut projeté hors de son cou tranché et il tomba.

{Comment c’est gentil de ta part, huh !}

« Il ne vaut pas la peine que l’on se salisse les mains. »

{Kukuku, c’est aussi vrai !}

Éléanore se mit à rire de joie.

Cette fille, elle s’amuse toute la journée. Je me suis un peu énervé.

Mais, avec ça de fait, c’était sûr, la contre-attaque de Siracuza allait commencer.

 

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