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Kujibiki Tokushou: Musou Haremu ken

Traduit par la team : Novel de Glace
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Meilleur constraste
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Tome 2 Chapitre 43 – Le dragon géant de couleur rouge


La nuit, dans ma chambre.

La porte s’était ouverte quand je dormais seul, et une fille entra dans la pièce.

Il s’agissait de pas que je connaissais très bien. Après que j’eus ouvert les yeux, je vis qu’il s’agissait d’Hélèna comme je m’y attendais.

Hélèna qui portait des vêtements minces s’était arrêtée devant le lit, et me regarda intensément.

« Kakeru ! » prononça-t-elle, avec douceur.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » Demandai-je.

« Je viens vers vous pour avoir votre miséricorde, » déclara-t-elle.

Miséricorde… elle veut sûrement dire qu’elle voulait être aimée, hein.

« Je veux aussi avoir un enfant comme Hikari. Je veux avoir l’enfant de Kakeru, » annonça-t-elle.

« Mon enfant ? » demandai-je.

« Exacte. Un très bel enfant tout comme Hikari. » Hélèna acquiesça. « S’il vous plaît. »

Hélèna suppliante.

C’est peut-être la première fois que je voyais Hélèna aussi sérieuse.

« J’ai compris, » acceptai-je.

Il n’y avait aucune raison de le lui refuser, de plus, la façon dont elle avait demandé ça était si mignonne.

C’est pourquoi, toute la nuit, j’avais beaucoup aimé Hélèna.

C’était déjà le matin, et Hélèna qui était épuisée sur le haut du lit avait alors dit. « Ainsi... votre enfant naîtra à coup sûr. »

« À coup sûr ? » demandai-je.

« Ensemble... ici, nous pourrons vivre ensemble en tant que parents, » dit-elle.

À cet instant, je fus surpris et je m’étais mis à rire après ça.

Hélèna qui demandait quelque chose si naturellement était très mignonne.

*

Ce Matin, après avoir fini mon travail quotidien, j’avais flâné dans la ville de Roizen.

Il s’agissait d’une promenade au hasard, sans but défini.

Soudain, je vis qu’il y avait de l’agitation à l’entrée de la ville.

Tout en réfléchissant à ce que cela pouvait être, je m’étais approché, et je vis alors un soldat en lambeaux qui avait subi de nombreuses blessures.

Les citadins regardaient ça tels des spectateurs.

Un soldat de la ville était alors arrivé, avant de soulever le corps du soldat blessé.

« Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce qui s’est passé ? » demanda-t-il.

« Rou... un Dragon Rouge est apparu ! » annonça le blessé.

« Quoi !? » s’exclama le deuxième soldat.

Le soldat avait automatiquement augmenté l’intensité de sa voix. Et le brouhaha généré par les spectateurs augmenta également.

Quand je regardais de plus près la situation, il y avait des personnes qui s’étaient enfuies en pleine panique et beaucoup d’autres étaient effrayés.

Ces personnes criaient tout en fuyant. « Un Dragon Rouge est là », et elles répandirent ainsi la peur un peu partout.

« Dépêchez-vous... et courez... » Tout en prononçant ses dernières paroles, le soldat mourut.

*

Compagnie Marchande Lanmari, dans le manoir de Delphina.

J’avais décidé de lui demander ce que je ne comprenais pas actuellement et donc, je m’étais téléporté là-bas. Puis, je lui avais expliqué ce que j’avais vu plus tôt.

Le teint de Delphina avait alors changé. Elle resta silencieuse, mais son visage était très sérieux.

« S’il vous plaît, veuillez attendre un moment, » me demanda-t-elle ainsi.

Delphina avait ensuite appelé son subordonné puis elle avait chuchoté à l’homme qui était entré dans la pièce.

Le subordonné avait aussi eu son visage qui changeait de couleur, puis il avait quasi sauté hors de la pièce.

C’était déjà comme ça ce matin. Les citadins, Delphina, et même le subordonné qui avait répondu à son appel.

Tout le monde réagissait devant les mots « Dragon Rouge ».

« Qu’est-ce que c’est qu’un Dragon Rouge ? » Demandai-je.

« C’est un dragon... une sorte de dragon dont les jours sont comptés, » répondit-elle.

Elle veut dire, sur le point de mourir ? Alors, pourquoi tout le monde a-t-il peur ? pensai-je.

Devinant ma question, Delphina commença à expliquer la situation avec un ton neutre.

« Ceux qui sont appelés dragons ont tous des pouvoirs énormes. Ce sont des êtres vivants qui ont également une grande intelligence, » déclara-t-elle. « Sur ces deux points, ils en ont beaucoup plus que n’importe quel humain aurait. »

Est-ce clair ? Delphina avait fait ce genre de visage.

S’il s’agissait des dragons, alors sûrement que ce serait vrai, j’avais donc hoché la tête en retour.

« Orgueilleux, ils agissent avec la fierté qu’ils ont en tant que dragon. Depuis leur naissance, jusqu’à leur mort, » déclara-t-elle.

« … et ? » Demandai-je.

« Il y a peu de fins pour ces dragons, » déclara-t-elle. « Plus puissants ils sont et plus grande sera leur intelligence. Mais lorsque leur fin approche, leur puissance… et la taille de leur corps lui-même augmentent de manière vraiment explosive. Vous pouvez le considérer comme le dernier éclat de la bougie. »

« Est-ce qu’ils deviennent plus forts à ce moment-là ? » demandai-je.

« Tout à fait. Et c’est la partie importante de l’histoire, car les dragons qui deviennent comme ça voient leur intelligence et leur raison totalement disparaître, » répondit-elle.

« Merde ! » m’écriai-je.

J’avais enfin compris le problème.

« Leurs pouvoirs dévorent leur intelligence et deviennent quelque chose qui ne fait que répandre la violence, » dit-elle. « À cause de la couleur qui est émise par leur corps au moment où ils deviennent ainsi, ils ont été appelés Dragon Rouge. »

« Les dragons sont déjà fort, mais là, en voyant leur force augmenter de plus de dix fois et le fait qu’ils deviennent totalement sauvages… Je comprends parfaitement pourquoi le visage de toutes les personnes qui entendaient parler de ça devenait si terrifié, » déclarai-je.

« Les dragons qui ont des possibilités que cela leur arrive ont toujours une grande intelligence, et ils ont aussi une grande fierté, donc ils finissent soit dans un endroit que personne ne connaît, soit ils se chargent eux-mêmes d’y mettre fin, » dit-elle. « Parce qu’ils pensent ainsi, ils ne voulaient pas qu’on puisse voir leur apparence pathétique, et ils ne veulent pas le montrer à quelqu’un d’autre. »

« Je comprends, » répondis-je.

« Mais très rarement, il y en a qui s’accroche à leur vie, » annonça-t-elle.

« Ces dragons deviennent alors la quintessence de la destruction... Les Dragons Rouges. C’est ainsi que cela arrive, n’est-ce pas ? » demandai-je.

« Tout à fait. C’est exactement comme vous le dites, » répondit-elle.

J’avais compris le plus gros de l’histoire.

« Plus tôt, j’ai envoyé quelqu’un pour aller là-bas et aller vérifier la véracité de ces informations. Alors bientôt, je devrais savoir quelle est la situation en ce moment, » annonça-t-elle.

« La situation en ce moment ? » demandai-je.

« Il est impossible de ne pas avoir de victimes quand un Dragon Rouge apparaît. Cela a été prouvé par l’hist... » commença-t-elle, mais elle fut interrompu quand le même subordonné qu’avant rentra en courant dans la pièce.

N’ayant même pas pris la peine de frapper à la porte, il se mit immédiatement à parler. « Madame Delphina ! »

« Oui !? » demanda Delphina.

« Rodos est... » commença-t-il.

« Rodos ? » demandai-je à Delphina.

« C’est une ville commerciale qui compte environ cent mille habitants, » me répondit-elle.

C’est une ville assez grande n’est-ce pas ? Je veux dire, n’est-ce pas la plus grande ville depuis que je suis venu dans ce monde ? pensai-je.

« Qu’est-il arrivé à Rodos ? » demanda-t-elle.

« Elle a été entièrement dévastée, » annonça l’homme.

« Dévastée !? » avais-je murmuré ce que le subordonné de Delphina disait.

« Elle a été dévastée, et la cité elle-même est totalement une ruine, » dit-il.

« Que s’est-il passé au niveau des résidents de la ville ? » demanda-t-elle.

« Ils ont été prévenus bien assez tôt qu’un Dragon Rouge avait attaqué une autre ville avant eux, donc presque tous les résidents ont pu fuir avant l’arrivée du Dragon. Mais la ville est... » répondit-il.

« Une ville totalement détruite et un Dragon Rouge. Cela nous prendrait au moins dix ans afin de tout restaurer, » déclara Delphina.

Les dommages doivent vraiment être sérieux, pensai-je.

« Qu’est-ce qui a été fait afin de l’abattre ? » demanda-t-elle.

« La princesse Hélèna ainsi que le Général Gigis à la tête de plusieurs milliers de soldats sont partis afin de l’affronter. Et juste au cas où, ils ont envoyé une demande d’assistance à la guilde des aventuriers ainsi qu’à la Sainte Mélissa, » annonça-t-il.

« Comme attendu de la Princesse Hélèna, sa décision est rapide, » répondit Delphina.

C’est bien trop pour un dragon. À ce moment-là, j’avais pensé ainsi.

***

« Princesse Hélèna ! » déclara un soldat qui venait de faire irruption dans la tente de commandement. « Dans la vallée, les troupes principales sont entrées dans une bataille contre le Dragon Rouge Olivia. La situation de ce combat est pour le moment à égalité, mais Monseigneur Gigis demande si des renforts sont possibles. »

« Le Général Gigis est à la tête de 2000 soldats, et ils sont justes à égalité !? C’est vraiment très effrayant tout ça, » déclara-je.

J’avais réfléchi pendant un moment à ce fait et j’avais alors demandé à Fortist qui était à côté de moi. « Combien y a-t-il de soldats que nous pouvons envoyer là-bas ? »

« S’il s’agit que de troupes faisant partie de la défense personnelle de la Princesse, alors un millier dès que vous le voulez » répondit-il.

« Envoyez-les immédiatement. La lutte contre le Dragon Rouge ne doit en aucun cas être prolongée, » déclarai-je.

« Oui ! » répliqua Fortist. « Mais avec ça, la sécurité de la Princesse est. »

« Olivia doit être vaincue en premier, » répondis-je. « Vous avez bien vu les ruines de Rodos, n’est-ce pas ? De nouvelles tragédies comme celle-là ne doivent plus apparaître. »

« À vos ordres ! Je vais faire envoyer immédiatement des renforts. » Obéissant aux ordres, Fortist quitta la tente, mais à ce moment-là…

« J-J’ai un rapport à vous faire parvenir, » un soldat entra dans la tente en criant ça alors qu’il affichait une expression terrifiée.

J’avais alors ressenti un sentiment terrible en voyant ça. « Que s’est-il passé ? » Calmement, le plus calmement possible, j’avais donc demandé ça au soldat.

Mais...

« Monseigneur Gigis en mort en pleine bataille ! » cria-t-il. « Et l’armée sous ses ordres a été mise en déroute. »

« … !? » j’étais sans voix face à cette annonce.

C’est impossible, voici les mots qui me vinrent à l’esprit après avoir entendu ça. Mais c’était bel et bien la réalité.

J’avais alors entendu le rugissement du dragon un peu plus loin.

Ce n’était pas un cri de mort, mais le rugissement qui m’avait fait ressentir sa colère.

Le Dragon Rouge nommé·Olivia était encore vivant, et c’était la preuve qu’il était en colère.

« Que s’est-il passé ? Le combat n’était-il pas équilibré juste avant ? » demandai-je.

« Le seigneur Gigis et tous ceux qui étaient avec lui ont été brûlés par le souffle du dragon. La ligne de front qui a vu à ce moment-là le seigneur Gigis mourir ainsi est tombée dans le chaos, » annonça-t-il.

« … et les pertes sont… ? » demandai-je, anxieuse.

« Seul un tiers est encore capable de se déplacer… mais ils ont commencé à fuir aussi vite qu’ils le pouvaient, alors... » répondit le soldat, ne finissant jamais sa phrase.

Annihilé... je savais qu’il voulait parler de l’anéantissement de l’armée.

Pour que cela devienne comme ça en un instant... c’était quelque chose qui dépassait de loin les attentes.

« Et que fait maintenant Olivia ? » demandai-je.

« Elle a commencé à se déplacer vers l’ouest, » annonça-t-il.

« L’ouest… c’est vraiment mauvais. Dans cette direction, la ville de Reya est présente, » dis-je.

« Il y a vingt mille personnes dedans. Il y a encore une certaine distance, mais elle y arrivera probablement au cours de cette journée, » déclara Fortis avec un visage très aigre.

J’avais alors ordonné au soldat. « Courrez immédiatement jusqu’à Reya, et faites évacuer les résidents. »

« À vos ordres ! » répondit-il avant de partir.

J’avais alors continué à donner mes ordres. « Fortist, rassemblez les soldats qui fuient et réorganisez-les autant que possible. »

« Mais, Princesse, que voulez-vous faire ? » me demanda-t-il.

« Je vais prendre les soldats avec moi, et allez arrêter Olivia, » annonçai-je ainsi ma décision.

« Mais c’est bien trop dangereux ! » répondit Fortist.

« Les soldats ne suffisent pas, » dis-je. « Le moral doit être augmenté même faiblement. Sinon le dragon ne sera jamais arrêté. Et la meilleure façon d’augmenter le moral est que j’aille avec eux. »

« Mais... » commença Fortist.

« Fortist ? » dis-je, avant de le regarder droit dans les yeux.

Après l’avoir regardé pendant un moment, il fut celui qui céda finalement.

« J’ai compris, » dit-il finalement. « Je vais aller m’occuper de récupérer le maximum de soldats en fuite, et je viendrais après ça en tant que renfort. »

« C’est correct ainsi, » dis-je.

Après ça, Fortist était parti en courant hors de la tente.

J’avais alors pris le commandement de mes soldats personnels, et j’étais parti à la poursuite du Dragon Rouge Olivia.

« … Monsieur Kakeru, » ma main droite avait touché le bas de mon ventre alors que je prononçais son nom.

*

« Nouveau Message ! Le Centurion Spiros est mort au combat ! » Déclara l’un des soldats-messagers sous mes ordres.

« En tant que nouveau commandant d’une troupe… je promeus Pan en tant que Centurion. Il a ordre d’arrêter le dragon, » dis-je.

« D’accord ! » répondit-il avant de repartir vers le front.

En face de moi... je pouvais voir l’énorme Dragon Rouge qui de loin, ressemblait à une montagne.

Jusqu’à ce que je puisse le voir de mes propres yeux, je ne pouvais pas imaginer que c’était si énorme.

C’était plus grand que ce que j’avais pu imaginer. Ceci serait plus précis à déclarer.

Il était clair qu’il était plus gros d’au moins un niveau vis-à-vis des Dragons Rouges qui a été écrit dans les annales.

Les annales étaient-elles fausses, ou Olivia était-elle spéciale ?

« Nouveau Message ! Le seigneur Fortist est blessé ! Il a perdu connaissance à la suite de graves blessures ! » déclara le messager.

« Faites-le évacuer immédiatement. Promouvez la personne qui a le plus haut rang d’un rang, et laissez-le mener les soldats, » ordonnai-je.

Les soldats que Fortist avait fait revenir mouraient les uns après les autres.

Pourtant, nous ne pouvons pas repartir en arrière, si nous partions d’ici, Reya serait...

Au moins, tout comme Rodos, nous devrions gagner assez de temps pour faire évacuer les résidents.

Mais comme pour se moquer de ça, les soldats mouraient l’un à côté de l’autre.

Le Dragon Rouge Olivia diminuait progressivement sa distance vis-à-vis de moi.

Elle se rapprochait en éparpillant de la violence à l’état pur.

On était au bord du gouffre, je l’avais clairement senti.

Elle ne pouvait pas être bloquée plus que ça. Pour pouvoir faire plus que ça, même moi…

Mais.

Si nous partions d’ici, plus de la moitié des habitants de Reya seraient très probablement rattrapés par la violence du dragon.

J’avais alors ressenti une certaine hésitation.

« Princesse ! Nous ne pouvons pas tenir plus longtemps, » déclara l’un de mes officiers.

« … tenez le terrain. » Après ces hésitations, j’avais enfin décidé.

Les pertes parmi la population civile ne devraient jamais être autorisées.

Quelques centaines de soldats ainsi que ma personne...

Face à vingt mille personnes.

Cela devrait probablement être le cas, mais c’est vers ce dernier choix que l’équilibre penchait.

« Dans ce cas Princesse, vous devrez au moins vous enfuir. Vous devez survivre à tout ça, » déclara l’officier.

« Merci beaucoup, mais je vois qu’il est déjà trop tard, » annonçai-je.

Tout en brisant le mur de soldats dont le nombre diminuait à un rythme accéléré, le Dragon Rouge avançait toujours.

Il effectua ensuite un rugissement qui fit trembler la terre elle-même. Un tremblement de terre qui était suffisant pour empêcher quiconque de se tenir debout.

La mort était arrivée devant moi.

Ma main avait alors touché mon ventre.

Au moins, ces images me sont venues à l’esprit.

Une photo où se trouvait une famille heureuse composée de trois personnes. C’était l’une des images qui m’était venue à l’esprit.

J’avais fermé les yeux. Au moins, je pourrais mourir en pensant à ça.

À cet instant, un autre type de rugissement encore plus puissant fit écho au premier provenant du dragon.

Tombant du ciel tel un éclair noir, ceci arrêta totalement l’avancée du Dragon Rouge.

À l’instant suivant, un homme étrangement calme se tenait face au Dragon. Il y avait dans ses deux mains de très sombres lueurs.

Une Épée Démoniaque dans la main droite, et une Épée Démoniaque dans la main gauche.

« Monsieur Kakeru ! » m’écriai-je.

Le porteur des deux Épées Démoniaques, se reflétait dans mes yeux tel un sauveur.

***
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