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Kujibiki Tokushou: Musou Haremu ken

Traduit par la team : Novel de Glace
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Meilleur constraste
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Tome 2 Chapitre 59 – Bonne fille


Au moment où j’étais entré dans la forteresse, les soldats étaient sortis pour m’accueillir avec des acclamations.

Quand nous étions arrivés plus tôt, l’atmosphère était comme un hiver sec et froid, mais maintenant, c’était en pleine ébullition.

C’était comme s’ils accueillaient un héros.

« La plupart » des soldats étaient comme ça.

Entouré de ces acclamations, je me tenais devant Eria.

« Parlons maintenant, » dis-je.

« J’ai compris. S’il vous plaît, venez ici, » déclara Eria.

« Io, viens également avec moi. Nana, pourrais-tu t’occuper des soldats qui sont venus avec nous, » dis-je.

« D’accord, » répondit Io.

« Compris, » répondit Nana.

Après ça, j’avais suivi Eria.

Les soldats avaient naturellement ouvert la voie.

Après avoir un peu marché, nous étions arrivés à la plus grande tente qui était celle de la commandante.

Après être allé à l’intérieur, j’avais immédiatement dit à Eria. « Il n’y a qu’une seule chose que Rica m’a dit de faire, c’est reconquérir Saria. »

« D’accord, » répondit Eria en hochant la tête, mais ses sourcils se plissèrent.

« Les mêmes ordres, nous l’avions reçu de Sa Majesté la Reine. Mais…, » déclara Eria.

« Non, je ne parle pas de ça, » j’avais stoppé les paroles d’Eria.

Eria était abasourdie.

« Les vôtres sont avant que vous partiez en guerre ? » demandai-je. « Si oui, alors c’est tout à fait normal. Mais mes ordres m’ont été donnés quand elle a reçu le rapport que vous perdiez. Voyez-vous une différence là-dedans ? »

« ... » elle ne répondit rien.

« Même dans cette situation, cela signifie que je dois “y aller et gagner”, » dis-je.

Plus précisément , Rica n’avait pas dit « y aller et gagner », j’avais dit « Je vais gagner », donc c’était plus juste, mais je faisais ce que voulait Rica.

« Vous voulez retourner cette situation ? » demanda-t-elle.

« Je suis venu pour ça, » dis-je.

« Pensez-vous que ce soit possible de le faire ? » demanda-t-elle.

« Je ne comprends pas ces choses difficiles, » dis-je.

* Kacha *, j’avais fait un son avec l’Épée Démoniaque.

« J’ai seulement besoin de trancher les ennemis se trouvant en face de moi jusqu’à ce que le but soit atteint, » dis-je.

« ... »

« Et alors, qu’allez-vous faire ? » demandai-je.

J’avais dit ça tout en regardant Eria, et j’avais posé ma main sur la poignée d’Éléanore.

Implicitement, il s’agissait d’une menace que j’allais la découper puis prendre le commandement de ses soldats si elle s’opposait à moi.

Pour Rica, je devais reprendre Saria, peu importe ce qui se passerait. Pour cela, il me fallait commander les soldats se trouvant à l’intérieur de cette forteresse.

Dans ce sens, cette Eria qui était la commandante  de cet endroit serait au pire un obstacle

Si Eria insistait sur le fait que « nous devrions battre en retraite quoiqu’il arrive », ce serait très gênant.

Il s’agissait d’une femme, donc je ne voulais vraiment pas faire des choses comme ça, mais dans le pire des cas...

Eria me regardait droit dans les yeux.

Un regard franc, qui entrait dans les plus hauts rangs des femmes que j’avais rencontrées jusqu’à maintenant. Nous nous étions regardés pendant un certain temps.

« Baron, cela vous mettrait en danger, » dit-elle.

« Hein !? Que voulez-vous dire par là ? » demandai-je.

« J’ai un plan, mais pour cela, Baron…, » commença-t-elle.

« À propos de ça… Haha, » j’avais ri et j’avais interrompu les paroles d’Eria. « Faites ce que vous voulez. »

Après ça, j’avais ri. J’avais ri joyeusement.

Je réfléchissais pour savoir si elle accepterait ou non, et si je la tuerais ou non en fonction de son choix, mais Eria pensait déjà à l’avance.

Elle pensait déjà à recapturer Saria. C’est une bonne fille, voilà ce que je pense.

Cette nuit, Nana, Io, moi et Hikari qui était revenue à sa forme humaine, nous nous tenions tous les quatre à l’intérieur de la Maisonnette Magique.

Il y avait une pièce connectée, et nous disposions d’une cuisine.

Il s’agissait d’une pièce triste avec seulement cela, mais elle pouvait être posée n’importe où, et c’était plus confortable qu’une tente.

Et à l’intérieur, j’avais expliqué la stratégie à Nana et Io. Il s’agissait de la stratégie que j’avais eue d’Eria.

« Les troupes principales menées par Eria se retireront comme par ici, » dis-je. « Et quand elles auront pu quitter là zone, après cela, notre petite armée sera dirigée ailleurs et fera une attaque-surprise sur Saria qui sera en sous-effectif. »

« C’est donc ça. Mais s’ils se retirent maintenant, il y aura à coup sûr une poursuite, » déclara Nana.

« C’est vrai ! Après tout, ils avaient entouré cette zone pour ça, » déclara Io.

« Mais plus ils poursuivront, et plus ils pourront empiéter sur le territoire de la Calamba, » déclarai-je.

« Compris, même avec mes faibles capacités, je serais avec Monseigneur…, » déclara Nana.

« Non, je vais te faire combattre dans un endroit différent. Un lieu différent de moi, » déclarai-je.

Pour un instant, Nana était abasourdie.

« C’est... comme quoi ? » demanda-t-elle.

« À l’arrière-garde des troupes principales. Il s’agit d’une retraite pour attirer l’ennemi, mais c’est aussi une véritable retraite. Pour diminuer les pertes et ne pas les laisser découvrir le plan, il faut une arrière-garde appropriée, » déclarai-je.

« Je vois ! Comme attendu de Kakeru, » Io me regardait avec des yeux emplis d’admiration.

{La plupart de ces choses ne sont que ce qui a été dit par la fille nommée Eria} Éléanore avait souligné ça dans ma tête.

« Ah ! Mais n’est-ce pas très dangereux ? Je ne le sais pas vraiment, mais j’ai entendu dire que l’arrière garde est très dangereux, » s’exclama Io.

C’était comme elle le disait.

Pendant que toute l’armée reculait, seuls ceux qui étaient assignés à cette armée et qui ne pouvaient pas battre en retraite étaient les troupes qui devaient rester sur leurs positions.

De plus, ils allaient devoir se défendre contre l’armée ennemie qui gagnait, donc le danger était bien plus élevé que dans une bataille régulière.

C’était pourquoi...

« Monseigneur, je vous suis reconnaissante, » déclara Nana.

« Hein !? » m’exclamai-je.

« Pour quelqu’un comme moi, c’est ma fierté d’être digne de confiance, » déclara Nana.

Elle l’avait dit avant moi.

Les choses nécessaires pour une arrière-garde étaient la force et le courage.

La force de se défendre contre l’ennemi, et le courage de continuer à se tenir debout.

Les deux étaient nécessaires.

Je pensais que Nana était très appropriée pour cela.

Nana qui était autrefois appelée la déesse de la victoire était la plus apte pour ça.

Je voulais lui dire ça, mais elle le savait déjà, et l’avait dit avant moi.

Je serais normalement frustré par ça, mais j’étais heureux.

« Tu es une bonne fille, » dis-je.

« Ridicule, » répondit-elle.

« Non, tu es une bonne fille, » dis-je.

Je regardais Nana avec un visage sérieux.

« Je compte sur toi, » lui avais-je répété.

« Compris, » déclara Nana.

« Monsieur Kakeru ! S’il vous plaît, laissez-moi aussi rejoindre l’arrière-garde ! » déclara Io.

Alors qu’elle serrait le poing, elle faisait une expression emplie d’une ferme résolution.

« S’il vous plaît, laissez-moi également le faire. Pour ainsi vous être utile ! » continua-t-elle.

« … tu sais, c’est très dangereux, » dis-je.

« S’il vous plaît ! » insista Io.

« Hehe. Toi aussi, tu es une bonne fille, » dis-je.

Après que j’eus dit ça, l’expression de Io devint lumineuse. Et elle regarda Nana qui la regarda, et elles se saluèrent toutes deux.

Elles s’étaient encouragées pour ce qui allait se passer demain.

Vraiment, ces deux-là sont de dignes femmes, pensai-je.

***
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