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Kujibiki Tokushou: Musou Haremu ken

Traduit par la team : Novel de Glace
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Meilleur constraste
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Tome 4 Chapitre 95 – La résolution de la grande sœur


Le matin, Marie se leva toute chancelante du lit.

Elle s’était arrachée de mes bras, avait rassemblé les vêtements qui avaient été dispersés, et les avait portés.

« ... !! »

Elle laissa échapper un petit son quand elle s’habilla.

Il s’agissait d’une voix quelque peu douloureuse.

Elle avait jeté un coup d’œil vers moi. J’avais senti qu’elle se tournerait vers moi alors j’avais fermé les yeux.

« Il ne s’est pas réveillé... Dieu merci »

« Je me suis réveillé », eh bien, je n’étais pas si insensible au point de lui dire quelque chose comme ça.

J’avais senti que Marie voulait faire quelque chose.

Je ne savais pas ce qu’elle voulait faire, mais je songeais à la laisser faire quoi que ce soit.

Marie marcha et sortit de la pièce.

Et sentant cela, j’avais intensifié mon ouïe, et cherché la présence de Marie.

« Avant que Monsieur Kakeru ne se réveille... j’ai besoin de faire le petit-déjeuner »

Après qu’elle eut chuchoté quelque chose comme ça, j’avais commencé à entendre des sons venant de la cuisine.

Le son du couteau, le son des ustensiles, le son de la découpe des ingrédients.

On dirait qu’elle chuchotait, Marie préparait le petit-déjeuner.

J’avais soulevé mon corps et je m’étais assis avec les pieds croisés sur le lit.

En entendant ce que faisait Marie, je la laissais faire comme elle le souhaitait.

Au bout d’un moment, une odeur agréable s’était également répandue dans la pièce.

C’était probablement quelque chose de chaud, sûrement l’odeur de la soupe.

J’avais commencé à l’attendre avec impatience.

Et là, Éléanore m’avait parlé. {Quelle gentille fille}

« Oui. »

{Contrairement à l’habitude, tu as également échoué...}

« Tu parles hier, hein. C’est exact. »

{Je pensais que tu le ferais plus intensément. Comme avec toutes les femmes que tu avais jusqu’à maintenant. Pourquoi ne l’as-tu pas fait ainsi ?}

« J’ai senti que je devais le faire comme ça. Après tout, j’ai dit que “je serai gentil”. »

{Regarde comme tu es attentionné !!}

« Veux-tu aussi que je sois gentil avec toi  ? »

{De ta part ?}

« Oui ! »

{C’est dégoûtant !} Éléanore avait dit ça d’une voix heureuse.

« Ne veux-tu pas être traité de manière douce ? »

{N’est-il pas trop tard pour ça ? Je douterai de ta santé mentale d’abord !}

« C’est dur ce que tu me dis. »

{Rappelle-toi de tout ce que tu m’as fait jusqu’à présent. Tout est de ta faute !!}

« Hmph. »

Cela pourrait être vrai.

Eh bien, même ainsi, je ne prévoyais pas de changer la façon dont je l’utilisais et traitais Éléanore.

C’est une Épée Démoniaque, la seule Épée Démoniaque au monde qui pourrait résister à tout ce que j’avais.

Une fille comme celle-ci n’a pas besoin de ce qu’elle appelle la « gentillesse ».

{Après tout, je ne le souhaite pas.}

« Ne t’ai-je pas dit de ne pas lire dans mes pensées »

Et pendant que nous discutions comme ça, j’avais commencé à entendre des voix de l’extérieur de la pièce.

« Bonjour. Ara, Marie, qu’est-ce qui t’est arrivé ? »

« Bonjour, Onee-chan. Je prépare le petit-déjeuner pour Monsieur Kakeru. »

« Petit-déjeuner... ah ! »

Fiona retint son souffle.

« Je vois. Monsieur Kakeru l’a fait avec toi, n’est-ce pas ? »

« Quoi ? »

J’avais senti quelque chose de mal dans les mots de Fiona.

Que fait Marie ? Qu’est-ce que Fiona pourrait lui dire en un seul regard ?

« Chut ! Onee-chan, ta voix est trop forte. »

« Ah ! Pardon pardon. »

Une petite sœur grondeuse et une grande soeur qui s’excusait.

Les deux sœurs abaissaient leur voix... bien, néanmoins je pourrais encore entendre tout cela avec mon ouïe multipliée par 777.

« Mais..., félicitations, Marie. »

« Merci, Onee-chan. Onee-chan, tu n’as encore rien fait ? »

« Je... non. »

« Pourquoi ? N’aimes-tu pas Monsieur Kakeru ? »

« Ce n’est pas ça ! Je l’aime, mais... » Fiona fit une pause dans ses mots.

Mais quoi ?

Après un moment de silence, elle avait continué.

« Je ne suis pas compatible avec lui, et après tout, il n’a aucune raison de le faire. »

« C’est pareil avec moi, tu sais. Un héros comme lui, en réalité, ça aurait dû être dur pour nous de lui parler. »

« Mais quand même, Marie, il t’a sauvé la vie, alors tu as la raison de “donner quelque chose en retour”. Moi, je n’ai rien de tel. »

Quoi, elle se retenait à cause de ça, hein.

« ... ne~, Onee-chan, j’ai une bonne idée. »

« Une bonne idée ? »

Marie baissa encore la voix.

Elle la baissa tellement que Fiona ne pouvait pas l’entendre à moins qu’elle lui murmurait à l’oreille.

« Tu devrais juste tenir l’Épée Démoniaque. »

« L’Épée Démoniaque ? Parlez-vous d’Éléanore ? »

« Oui, si tu fais ça, je pense que Monsieur Kakeru te sauverait, non ? »

Non, non, n’est-ce pas un peu trop ?

« Il y a ça... !! »

Elle laissa échapper une voix forte. Assez fort pour être entendu avec une ouïe normale.

Fiona baissa rapidement sa voix.

« Il y avait ça, hein. Bon travail, Marie. »

« Mais, Onee-chan. Je vais juste te dire ça. Cela pourrait être très douloureux pour toi, d’accord. »

« À quel point est-ce douloureux ? »

« Et bien... à... se faire frapper dans le ventre en étant étranglé, alors que tous tes membres tournent d’une manière bizarre, et se faire brûler, tout ça en même temps. »

N’est-ce pas trop ?

{Eh bien, c’est à peu près ça.}

J’avais donné un léger coup avec mon doigt à Éléanore qui avait parlé si calmement.

« Je vois... oui, après tout Marie, tu avais l’air très souffrante à l’époque. »

« Oui. »

« J’ai compris. Ensuite, je vais essayer de le faire ce soir. Je vais saisir une opportunité de toucher Mademoiselle Éléanore. »

« Oui, fais de ton mieux, Onee-chan. »

Les sœurs s’encourageaient et le bruit de la nourriture continuait.

Comment est-ce que je devrais dire ceci... ? Oui, comment devrais-je dire ceci ?

{Elle veut être à toi autant qu’elle est prête à aller aussi loin, hein. Quelle bonne fille !}

« Oui. »

Je ne me sentais pas mal du tout avec les sentiments de Fiona.

Recevant une résolution aussi tragique, mais courageuse, je voulais faire quelque chose avec tout ce que j’avais à la place.

Avec tout ce que je possédais, j’avais pensé faire qu’elle ait une première expérience vraiment merveilleuse qui lui laisserait un souvenir mémorable.

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