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Maou-sama no Machizukuri! ~Saikyou no Danjon wa Kindai Toshi~

Traduit par la team : Novel de Glace
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Meilleur constraste
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Tome 5 Chapitre 109 – Épilogue : La femme de Procell


March m’avait dit qu’en échange de me récompenser avec tout ce qu’elle était, je devrais protéger son donjon et ses démons.

Est-ce juste moi ou est-ce qu’elle partira tout de suite après ça ?

« March, attends ! Que veux-tu dire par là ? » (Procell)

« Dans cette guerre, tu vois, j’ai un peu trop forcé. Mes démons ont atteint leurs limites bien avant l’arrivée de tes potions. Donc, pour soutenir les lignes de front, j’ai dû utiliser ce pouvoir. Je parle de l’Éveil. » (March)

L’Éveil ? March a aussi ce pouvoir ? Attends, non, bien sûr qu’elle l’ait. Ce n’est pas surprenant. Si même moi, j’ai réussi à l’obtenir, il lui est impossible de ne pas l’avoir.

« Qu’est-ce que l’utilisation d’Éveil à avoir avec cela ? » (Procell)

« Tu t’es déjà éveillé, n’est-ce pas ? Je veux dire, je l’ai entendu de mes subordonnées que j’avais postées. De toute façon, n’utilise pas ce pouvoir sans réfléchir, d’accord ? L’utiliser pendant un petit moment va, mais en l’utilisant continuellement et à plusieurs reprise, cela réduira ta durée de vie… tout comme moi actuellement. Il ne me reste plus beaucoup de temps. Je commence à sentir mon existence s’effondrer. Je ne sais pas si je vivrai plus d’une journée, une heure, ou juste quelques instants, je n’en ai aucune idée. Tout ce que je sais, c’est que l’être connu comme le Seigneur-Démon Marchosias aura bientôt disparu. » (March)

J’étais à court de mots.

Ma tête était pleine de questions ainsi que du fait de savoir si je ne l’avais pas fait à temps ?

« Ne t’en fais pas, Procell. Tu étais là juste à temps. C’est précisément parce que tu es ici que je peux te confier mes démons bien aimés. Et surtout, je suis très heureuse de revoir ton visage souriant. J’aurais tellement détesté que nous nous quittions sur de mauvais termes. Maintenant, je peux partir sans regret. » (March)

Ne me dis pas de merde. Je suis venu ici, car je voulais être plus longtemps avec toi. Ça n’a aucun sens si je me retrouve seul. Je n’accepterai pas une telle fin.

« Le pouvoir de t’aider, je l’ai. Je veux dire, nous pouvons utiliser le pouvoir que j’ai reçu du Créateur pour résoudre cela. » (Procell)

Je parlais de la Renaissance. C’était un pouvoir que j’avais reçu après la guerre contre Stolas.

Avec celui-ci, j’étais capable de transformer quelqu’un en une médaille et d’utiliser cette médaille dans une synthèse, permettant de rendre cet individu plus fort. Si j’utilisais ce pouvoir ; même quelqu’un en fin de vie pourrait vivre plus longtemps.

« Je passe. Je voudrais accepter ma fin et mourir comme un Seigneur-Démon le ferait. » (March)

« Je ne le crois pas ! Si c’était le cas, alors pourquoi s’embêter à survivre assez longtemps pour pouvoir me remettre tes démons ? Es-tu réticente à mourir ? Tu es inquiète pour ceux que tu laisses derrière, non ? Eh bien ! Si tu n’acceptes pas l’option de vivre plus longtemps, je n’accepterai pas la responsabilité de tes démons. Tu as dit que ma récompense était tout t’incluant toi également ?? » (Procell)

Même en pensant que j’étais un lâche pour tenir ainsi ses démons en otage juste pour obtenir ce que je voulais. Je préférerai cela que de la laisser partir.

« Cette façon d’argumenter est injuste. Très bien, puisque tu sembles ne pas être convaincu par ce genre d’explication… et étant donné que ce sont mes derniers moments, eh bien, je suppose qu’il n’y a aucun mal à te dire la vérité. Depuis très longtemps, maintenant, je veux rejoindre dans la mort la personne que j’aimais. » (March)

« Hein ? » (Procell)

J’ai répondu bêtement à ce qu’elle avait dit de manière inattendue.

« Te rappelles-tu des médailles que je t’ai données la première fois ? L’une d’elles était ma Bête et l’autre était Flamme. Celui dont je te parle est le propriétaire de cette médaille. Le Seigneur-Démon des Flammes Amon. Il était le premier Seigneur-Démon que j’ai jamais aimé. Oh, mais ce n’était pas réciproque. De toute façon, j’étais présente lors de sa mort. Je m’en souviens encore. J’y pleurai comme tu pleures actuellement. » (March)

Ce n’était qu’une fois qu’elle l’avait mentionné que j’avais remarqué que mes larmes coulaient.

Ces larmes étaient les premières larmes du Seigneur-Démon connu sous le nom de Seigneur-Démon de la Création, Procell.

« À ce moment-là, j’avais voulu le suivre. Mais, vois-tu, cette personne m’avait fait promettre de vivre ma vie de Seigneur-Démon jusqu’à la fin. C’est à cause de cette promesse que je suis encore en vie à ce jour, que j’ai tenu bon jusqu’à ce que ma propre fin arrive. » (March)

« … March, tout ce temps, souhaitais-tu mourir ? » (Procell)

« Je ne dirais pas cela. Ce que je voulais, tout ce temps, c’était d’être avec lui. Procell, tu as grandi magnifiquement et cela me rend fière de toi. Alors, ne pourrais-tu pas me sourire ? En tant que ma dernière requête ? » (March)

Avec son refus, la distance entre nos cœurs avait grandi.

Dans ma poitrine, j’avais ressenti une émotion aussi forte que la tristesse que je ressentais, c’était de la colère.

Je pensais que son histoire d’amour était belle. Je pensais qu’elle était noble. Mais tout de même…

« Ne joue pas à ça avec moi. » (Procell)

J’avais crié cela.

« Si j’étais d’accord avec cela, alors en premier lieu, je ne serais pas venu ici pour combattre ces vieux Seigneurs-Démons. Je veux que tu vives, March. C’est pourquoi je suis ici. » (Procell)

Il s’agissait de mes vrais sentiments. Je savais que j’étais égoïste comme un enfant, mais je devais le dire à haute voix.

March avait un air désolé et heureux sur le visage, puis avait parlé.

« J’ai déjà fait mon choix. J’apprécie vraiment beaucoup ce que tu penses. » (March)

Je l’avais ensuite enlacée.

« Te souviens-tu de ce que tu m’as dit lorsque j’ai quitté ton donjon ? » (Procell)

« Pourquoi me sors-tu ça tout d’un coup ? » (March)

« Tu avais alors demandé que je t’embrasse, et que j’engrave mon essence même en toi. Eh bien, je vais le faire maintenant. » (Procell)

« Eeehhhhhhh? Procell, attends, te rends-tu compte de ce que tu dis en ce moment ? » (March)

Pendant qu’elle était dans mon étreinte, March était abasourdie.

« Je vais te faire oublier ton ancien amour. Alors, vis. Je te ferai oublier à jamais cette pensée de te réunir dans la mort avec lui. Je vais te donner envie de vivre pour être avec moi. Je vais devenir l’homme le plus désirable à tes yeux. » (Procell)

Ce que je pensais était absurde. Je ne comprenais même pas tout ce que je disais.

Mais même ainsi, cela ne me dérangeait pas.

Dans la peur qu’elle parte, j’avais continué de la serrer dans mes bras.

March semblait troublée au début, mais avait rapidement répondu à mon étreinte.

« Haa, bon sang. Tu es tellement égoïste. Ne peux-tu pas passer une journée sans maman ? » (March)

Incapable de le supporter plus longtemps, un rire s’échappa hors de mes lèvres.

« Je peux le faire. Tu l’as dite toi-même, je suis maintenant un homme à part entière. Plus que ça, je suis un homme qui courtise la femme qu’il aime… March, sois mienne. Je vais te rendre heureuse. Je vais risquer à jamais ma vie pour toi. Toujours. » (Procell)

Je lui avais vigoureusement fait ma proposition.

Je venais d’exposer mes sentiments à nu. Au-delà de cela, je n’avais aucune idée de ce qui allait se passer.

« Bon sang. Je ne peux te faire changer, n’est-ce pas ? Est-ce que tu trouves intéressant d’embêter un vieil oiseau comme moi ? » (March)

Je lui avais répondu non pas avec des mots, mais avec un baiser. Heureusement, elle ne l’avait pas refusé.

« C’est ma réponse. Je le répète, March. Sois mienne. » (Procell)

Son visage était rouge vif, elle ouvrit les yeux. Elle avait ensuite légèrement reculé son visage et avait souri. Ce n’était pas un sourire ironique, mais un sourire provenant du fond du cœur.

« Tu sais, en fait, j’ai toujours pensé que tu lui ressemblais et c’est pourquoi j’avais tant d’affections pour toi. » (March)

Temps et Dragon m’avaient tous deux dit que je ressemblais à Flamme. Chaque fois que cela avait été dit, ça me déprimait un peu. Comme si j’étais une sorte de remplacement pour ce type.

Mais si c’était ce qu’il fallait pour faire rester March, alors cela me convenait.

« Mais je comprends mieux maintenant. Toi et lui êtes complètement différents. Tu es plus insistant, égoïste et obstiné… Mais tu es aussi un homme charmant. Donc, je suppose que je veux te voir de plus près. » (March)

« L’es-tu ? » (Procell)

« Je ne peux rien y faire. J’accepte ton offre. Je vais vivre un peu plus longtemps. Je suis prête à renaître. Ah, ça fait de moi une tricheuse, n’est-ce pas ? Mais ne t’inquiète pas, après ça, je vais devenir vraiment fidèle. À toi. » (March)

March tendit la main et je la lui avais saisie.

« Puis-je comprendre que tu m’acceptes ? » (Procell)

« Oui. Et que je me confie à toi, Procell. » (March)

Et donc, j’avais commencé.

« Renaissance. » (Procell)

J’avais récité le nom du pouvoir. Le corps de March s’était alors couvert de lumière. Si elle ne m’avait pas accepté, la Renaissance aurait tout de suite échoué.

Son brillant s’était alors transformé en particules de lumières et celles-ci s’étaient rassemblées dans la main qui avait l’habitude de tenir la sienne. Ce qui était alors apparu était une médaille : la médaille de la Bête Divine.

C’était une médaille plus puissante que la Bête.

Après ça, j’avais sorti une autre médaille et l’avais placée dans ma main. Cette médaille était la médaille Roi que Temps m’avait donnée.

C’était une médaille spéciale. Elle n’appartenait pas à un Seigneur-Démon particulier. Au lieu de cela, il s’agissait d’une médaille obtenue du Créateur.

Le Seigneur-Démon du Temps m’avait donné une médaille si puissante afin de l’utiliser sur March sans hésiter. C’était un acte d’amour..., pour ainsi dire.

J’avais également sorti une troisième médaille ; ma Création.

Avec ces trois médailles, j’étais prêt. Je fermai alors ma main et récitais un autre mot.

« Synthèse. » (Procell)

Je l’avais dit et avais senti la température de ma main augmenter.

Ensuite, la capacité de ma médaille Création avait commencé à s’activer. Ma médaille Création pouvait se transformer en n’importe quelle médaille que désirait l’utilisateur et, pour la renaissance de March, je voulais que ce soit la Lumière.

Je voulais qu’elle soit ma lumière.

Normalement, la seule chose qui restait à faire était de laisser la chance faire la synthèse. Cependant, avec ma Création, il était possible de sélectionner le futur désiré parmi les innombrables possibilités.

Et ainsi, d’innombrables possibilités m’étaient venues à l’esprit. Si cela avait été comme d’habitude, alors j’aurais choisi directement parmi celles proposées. Car pour cette fois, j’avais décidé d’en chercher d’autres. En réaction à mon souhait, plus de choix étaient apparus.

Toujours pas satisfait, j’avais cherché plus et, encore une fois, plus de possibilités s’étaient présentées à moi. Je l’ai fait encore et encore, jusqu’à ce que je ne puisse plus traiter toutes ces informations. J’étais surchargé.

Mais alors, j’avais entendu la voix de March. En réponse à cela, j’avais souri par réflexe. Je n’étais maintenant pas seul, March était avec moi, tendant elle aussi la main. Et ainsi, nous avions saisi l’avenir que nous voulions et avions tous deux souri.

La lumière qui s’échappait de ma main fermée devint encore plus intense, plus éblouissante que jamais.

J’avais ensuite ouvert la main. La lumière s’était transformée en particules puis était rassemblée en un seul endroit, et une forme humanoïde était apparue. Après un court moment, la lumière avait disparu.

À sa place se trouvait…

Une femme magnifique à la peau brune, avec des oreilles et une queue de louve.

March.

Ses traits étaient restés essentiellement les mêmes. Cependant, à l’origine, elle était une femme d’environ 26-27 ans. Actuellement, elle avait l’air plus jeune, comme une femme d’environ 18-19 ans.

Et aussi, en ce qui concernait sa tenue, sur sa tête se trouvait une petite couronne et elle portait une robe blanche comme la neige.

« Maintenant, je suis tienne. Je suis à ta charge pour toujours, Procell. » (March)

Sans aucun doute possible, c’était March.

J’avais ensuite ignoré sa main tendue et l’avais directement enlacée.

Voyant cela, mes démons ainsi que les siens avaient tous applaudi.

Prenant cela comme un signe de leurs bénédictions, nous nous étions embrassés.

En réaction, plus d’applaudissements avaient éclaté.

… pour être franc, c’était un peu embarrassant... La réaction des démons était un petit peu trop importante.

Néanmoins, cela ne signifiait pas que tout le monde était heureux.

Kuina, Rorono et Fel gonflaient leurs joues et faisaient la moue. Cependant, Aura souriait, mais ses yeux eux ne souriaient pas. Aussi, Rozelitte, le démon de Stolas, avait une expression troublée sur le visage.

Je suppose que je doive m’en occuper plus tard. Tout d’abord, nous devrions retourner dans notre ville. Tout cela devrait attendre ce moment-là. Oh, peut-être plus tard, je devrais faire un grand festin et inviter Dragon, Temps et Vent. Ce sera une fête mouvementée et divertissante, de plus d’une manière.

« Direction Avalon. » (Procell)

Cela n’avait duré que peu de temps, mais j’avais l’impression d’être parti depuis longtemps de chez moi.

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