Flux RSS

Mo Dao Zu Shi

Traduit par la team : Dragonfly Fantrad
<> A- A A+

 

Meilleur constraste
Laisser appuyer le bouton gauche de la souris une seconde et relacher pour créer un marque-page à l'endroit que vous souhaitez.

Tome 1 Chapitre 8 – Arrogance ③


Après avoir caressé son anneau pendant un moment, Jiang Cheng se força finalement à restreindre son hostilité.

Malgré son mécontentement, en tant que chef de secte, il devait prendre de nombreux facteurs en considération, et ne pouvait donc pas se montrer aussi impulsif que Jin Ling. Depuis la déchéance de la secte QingheNie, des Trois Grandes Sectes restantes, LanlingJin et GusuLan étaient toutes deux les plus proches, du fait des relations personnelles qui liaient les deux chefs. Étant seul à la tête de la secte YunmengJiang, Jiang Cheng se trouvait déjà dans une situation isolée parmi eux. HanGuang-Jun, ou Lan WangJi, était un cultivateur prestigieux, tandis que son frère aîné, ZeWu-Jun, ou Lan XiChen (1), était le chef de la secte GusuLan. Les deux frères avaient toujours été en bons termes. Il valait donc mieux ne pas entrer ouvertement en conflit avec Lan WangJi.

De plus, l’épée de Jiang Cheng, “Sandu” (2) , n’avait encore jamais été en contact avec celle de Lan WangJi, “Bichen”, et il était impossible pour l’instant de déterminer de quelle main le cerf succomberait (3). Même s’il avait en sa possession le redoutable anneau “Zidian”(4), un héritage de famille, “Wangji”(5), le guqin de Lan WangJi, était aussi connue pour sa puissance. Être en situation de désavantage lors d’un combat était une chose que Jiang détestait par dessus tout. Puisqu’il n’était pas absolument certain de sa victoire, il n’envisageait pas de se battre avec Lan WangJi.

Jiang Cheng retira lentement sa main gauche et cessa d’effleurer son anneau. Lan WangJi semblait déterminé à prendre parti dans cette affaire, il était donc peu judicieux de continuer à jouer les antagonistes. Jiang Cheng prit la décision de lui accorder cette faveur, pour l’instant. Il se tourna vers Jin Ling, qui couvrait sa bouche avec irritation.

« HanGuang-Jun a décidé de te punir, laissons-le faire pour cette fois. Ce doit être difficile pour lui de discipliner aussi les novices des autres clans. »

Son ton était sarcastique, mais il était difficile de déterminer qui était la cible de sa moquerie. Lan WangJi, qui n’avait jamais été des plus doués en joutes verbales, fit comme s’il n’avait rien entendu. Jiang Cheng se retourna encore, et ses mots sonnèrent comme s’ils étaient recouverts d’épines :

« Pourquoi restes-tu planté là? Tu attends peut-être que la proie vienne s’empaler d’elle-même au bout de ton épée? Si aujourd’hui, tu ne captures pas la créature qui hante la Montagne Dafan, ne daigne même pas te présenter à nouveau devant moi ensuite! »

Jin Ling jeta un regard noir à Wei WuXian, mais il était trop effrayé pour oser regarder Lan WangJi, la personne qui venait de le réduire au silence. Il rangea son épée dans son fourreau, salua les deux aînés, et se retira, l’arc à la main. Lan SiZhui s’exprima :

« Chef de secte Jiang, la secte GusuLan vous retournera le nombre exact de filets d’entrave divine qui ont été endommagés.

— C’est inutile » rétorqua Jiang Cheng avec mépris.

Il s’éloigna dans la direction opposée, suivi du messager sorti de la forêt. Ce dernier faisait la tête, conscient qu’il lui était impossible d’échapper à un sermon à leur retour.

Quand leurs silhouettes furent hors de vue, Lan JingYi ouvrit la bouche.

« Comment le Chef de secte Jiang peut-il agir ainsi? »

C’est seulement après avoir prononcé ces mots qu’il se remémora la règle du clan Lan enjoignant à ne pas parler dans le dos des autres. Il jeta un regard déférent à HanGuang-Jun, et se tut. Lan SiZhui sourit avec douceur vers Wei WuXian.

« Jeune maître Mo, nous nous croisons à nouveau. »

Tandis que les coins de la bouche de Wei WuXian se relevaient, Lan WangJi prit la parole :

« Remettez-vous au travail. »

L’ordre était simple et clair, exempt de termes sophistiqués et de fioritures.

Les novices se souvinrent finalement de la raison qui les avaient amenés à la Montagne Dafan. Ils reprirent leur concentration et attendirent respectueusement de plus amples instructions. Après un moment, Lan WangJi reprit :

« Faites ce que vous pouvez. Ne forcez rien. »

Sa voix était profonde et captivante, à en faire trembler le cœur de quiconque serait trop proche. Les novices répondirent poliment, et, craignant de trop tarder, pénétrèrent dans les tréfonds de la forêt. Wei WuXian songea que Jiang Cheng et Lan Zhan (6) étaient indéniablement différents l’un de l’autre. Même leurs façons de guider les novices étaient complètement opposées. Alors qu’il réfléchissait, il s’aperçut soudain que Lan WangJi lui avait fait un signe de tête presque indiscernable. Ça, c’était une surprise.

Depuis son plus jeune âge, Lan WangJi était si guindé et propre sur lui que c’en était pénible à voir. Il avait toujours été solennel et rigide, comme s’il n’avait jamais été agité ou mouvementé de sa vie. Il ne tolérait même pas le moindre grain de sable devant ses yeux, c’est pour cette raison qu’il n’avait jamais accepté la voie sombre que Wei WuXian cultivait. Lan SiZhui avait sans doute déjà informé Lan WangJi de son comportement suspect au village de Mo. En dépit de cela, il avait hoché la tête en sa direction en signe de reconnaissance, probablement pour le remercier d’avoir apporté son aide aux novices du clan Lan. Sans même réfléchir, Wei WuXian le salua en retour. Lorsqu’il leva les yeux, Lan WangJi avait déjà disparu.

Après une pause, il fit demi-tour pour redescendre la montagne.

Peu importait quelle proie hantait la Montagne Dafan, il ne pouvait pas la capturer. Wei WuXian pouvait se battre contre n’importe qui pour l’avoir, excepté contre Jin Ling.

Pourquoi fallait-il que ce soit Jin Ling?

Parmi tous les disciples que comptait la secte Jin, il ne s’attendait pas à ce que la personne qu’il avait rencontré soit Jin Ling. S’il l’avait su, il ne se serait sûrement pas moqué de lui comme il l’avait fait, en lui disant qu’il “n’avait pas de mère pour lui apprendre à se tenir”. Si quelqu’un d’autre avait dit ces mêmes paroles à Jin Ling, Wei WuXian lui aurait montré ce qu’il en coûtait de prononcer de tels mots si négligemment. Mais ces mots étaient sortis de sa propre bouche.

Il resta immobile un instant, puis leva la main et se mit une claque à lui-même.

La claque était à la fois bruyante et forte, sa joue droite en était douloureuse. Soudain, il entendit un son étouffé provenir des fourrés sur le côté, et un âne en émergea. Alors qu’il baissait sa main, l’âne s’approcha, pour la première fois de sa propre volonté. Wei WuXian tira sur ses longues oreilles avec un sourire forcé.

« Tu voulais sauver la demoiselle en détresse, mais c’est à moi que tu demandes de jouer les héros à la rescousse. »

L’âne gémit juste au moment où une vague de cultivateurs remontaient depuis le contrebas. Maintenant que les quatre cents filets d’entrave divine avait été détruits par l’épée de Lan WangJi, les cultivateurs hésitants du Pied de Bouddha revenaient en force. Ils étaient probablement tous des opposants de Jin Ling. Wei WuXian considéra un instant l’éventualité de les forcer à battre en retraite. Cependant, après réflexion, il choisit finalement de se dégager de la route silencieusement et de les laisser passer.

Les disciples des différentes sectes, vêtus d’uniformes de couleur différente, se plaignaient pendant qu’ils marchaient.

« Le clan Jin comme le clan Jiang gâtent beaucoup trop le Jeune Maître Jin. Il est encore jeune, mais il est déjà tellement arrogant et irrespectueux. S’ils le laissent hériter de la secte LanlingJin, qui sait dans quel chaos on se retrouvera? Je ne suis même pas sûr qu’on y survivrait. »

Wei WuXian ralentit.

Une cultivatrice au cœur tendre soupira :

« Comment pourraient-ils ne pas le gâter? Il a perdu ses deux parents à un si jeune âge.

Shimei (7), ce n’est pas comme ça que ça marche. Et alors, si ses parents sont morts? Il y a des tas de gens qui ont aussi perdu les leurs. Tu imagines si tout le monde agissait comme lui?

— C’est étonnant que Wei WuXian ait été suffisamment cruel pour lui faire du mal. La mère de Jin Ling était la sœur aînée de Jiang Cheng, sa propre shijie (8), celle qui l’a élevé.

— Quel malheur pour Jiang YanLi d’avoir élevé un loup qui mord la main de son maître. C’est encore pire pour Jin ZiXuan : finir ainsi juste parce qu’il ne s’entendait pas avec Wei WuXian…

— Pourquoi faut-il que ce soit toujours Wei WuXian…

— Je ne te le fais pas dire. As-tu jamais entendu dire qu’il était proche de qui que ce soit à part les chiens enragés qu’il élevait? Tout le monde était son ennemi, et il a fait du tort à tout le monde. Même avec HanGuang-Jun, ils étaient comme le feu et l’eau, à se détester mutuellement.

— En parlant de HanGuang-Jun, si aujourd’hui il n’avait pas… »

Après avoir marché un moment, le gazouillement d’un cours d’eau parvint aux oreilles de Wei Wuxian.

Il n’avait rien entendu de tel en montant. Il réalisa ainsi qu’il s’était trompé de chemin en redescendant.

Il s’approcha du ruisseau en tenant la bride de l’âne. La lune était haute dans le ciel. En l’absence de branches et de feuillage sur les rives cours d’eau, on pouvait voir s’y refléter des fragments opalescents à la surface. Dans ce reflet, Wei WuXian vit un visage dont les contours fluctuaient à cause du courant.

Il frappa la surface de l’eau du plat de la paume, dissolvant le faciès ridicule. Il leva sa main humide et dégoulinante et nettoya la poudre qui recouvrait son visage.

Un charmant et gracieux jeune homme apparut dans le reflet. Il semblait aussi pur que s’il avait été lavé par le clair de lune, les sourcils réguliers, les yeux brillants, les lèvres légèrement recourbés vers le haut. Alors qu’il baissait la tête pour se regarder, les gouttes d’eau coincées le long de ses cils tombèrent, pareilles à des larmes.

C’était un visage jeune et inconnu, pas celui du Patriarche de Yiling qui avait mis le monde sens dessus-dessous et avait tué des milliers de personnes — pas celui de Wei WuXian.

Il contempla ce visage encore un peu, et se nettoya une dernière fois en frottant ses yeux. Il s’assit à côté du ruisseau avec un bruit sourd.

Ce n’était pas comme s’il ne pouvait pas supporter ces accusations. Après tout, quand il avait pris cette décision, il comprenait parfaitement la situation à laquelle il faisait face. Même à ce moment-là, il se remémorait encore la devise de la secte YunmengJiang : accomplir l’impossible.

Cependant, même s’il s’était imaginé que son cœur était de pierre, au final, il n’en restait pas moins un être humain, et pas une sorte de plante dénuée d’émotion.

L’âne semblait avoir compris qu’il n’était pas de bonne humeur, et pour une fois, il ne bramait pas d’impatience. Après un silence, l’âne se retourna et fit mine de partir. Wei WuXian resta assis au bord de l’eau, sans réagir. L’âne se retourna pour lui jeter un coup d’œil et tapa des sabots, toujours sans obtenir la moindre réaction. Il revint en arrière avec réticence puis mordit et tira le col de Wei WuXian.

Il pouvait le suivre comme il pouvait rester. Mais voyant que l’âne était allé jusqu’à mâchonner son vêtement, il décida de le suivre. L’âne l’emmena jusqu’à un petit groupe d’arbres et se mit à tourner autour d’un carré d’herbe. Il y avait une pochette qiankun (9) dans l’herbe, juste sous les lambeaux d’un filet doré. Elle avait sans doute été égarée par un cultivateur malchanceux pendant qu’il se débattait pour se libérer. Wei WuXian ramassa la pochette et l’ouvrit. Elle contenait quelques objets intéressants, comme des flasques de liqueur médicinale, des talismans, des miroirs miniatures réflecteurs de démons, et ainsi de suite.

Alors qu’il fouillait, il sortit un talisman. Immédiatement, une boule de feu apparut dans sa main.

Il s’agissait d’un talisman d’incandescence ténébreuse, qui, comme son nom l’indiquait, utilisait l’énergie des ténèbres comme comburant. Il s’enflammait automatiquement dès qu’il entrait en contact avec de l’énergie négative. Plus il y avait d’énergie et plus la flamme était imposante. Ce talisman s’était enflammé dès qu’il avait été sorti, ce qui signifiait qu’il y avait un esprit non loin de là.

Wei WuXian garda le talisman en main pour déterminer la position de l’esprit, observant la flamme attentivement. Quand il allait vers l’est, le feu s’affaiblissait, quand il se tournait vers l’ouest, la flamme s’intensifiait soudain. Il fit quelques pas dans cette direction et vit une silhouette diaphane et recroquevillée apparaître sous un arbre.

Le talisman s’était entièrement consumé, les cendres tombèrent du bout de ses doigts. Un vieil homme était assis dos à lui et murmurait faiblement.

Wei Wu Xian s’approcha lentement. Les mots que chuchotait le vieil homme devinrent clairs.

« Ça fait mal, ça fait mal.

— Où avez-vous mal? demanda Wei WuXian

— À la tête. Ma tête, répondit le vieil homme.

— Laissez moi y jeter un œil. »

Il se mit à côté du vieil homme et vit un énorme trou ensanglanté sur son front. C’était un fantôme, probablement tué frappé à la tête. Il était habillé de robes funéraires faites d’une matière de qualité et avec un grand savoir-faire, ce qui signifiait qu’il avait déjà été enfermé dans un cercueil et enterré proprement. Ce n’était pas une des âmes perdues par un être humain encore en vie.

Néanmoins, des fantômes comme celui-ci ne devraient pas se trouver sur la Montagne Dafan.

Wei WuXian n’arrivait pas à trouver d’explication à cet improbable scénario. Assez inquiet, il sauta sur le dos de l’âne, lui donna une petite tape et le hua avant de se précipiter dans la direction qu’avait prise Jin Ling.

Autour de la zone où se trouvaient les anciennes tombes, de nombreux cultivateurs erraient dans l’espoir que le lièvre ne se jette contre le tronc (10). Quelqu’un avait même eu le courage de porter une bannière d’attraction spectrale, mais il n’avait réussi à attirer qu’une bande d’esprits pleurnichards. Wei WuXian tira sur les rênes observa les alentours, et demanda d’une voix claire et forte :

« Excusez-moi, et désolé de vous interrompre, mais où sont allés les jeunes maîtres du clan Jin et du clan Lan? »

Comme on pouvait s’y attendre, maintenant qu’il s’était lavé le visage, les gens le prenaient au sérieux. Un cultivateur lui répondit :

« Ils sont partis pour le Temple de la Déesse.

— Le Temple de la Déesse? »

Le clan rural de tout à l’heure avait lui aussi remonté la montagne et avait rejoint les autres chasseurs nocturnes après avoir entendu dire que tous les filets d’entrave divine avaient été détruits. L’homme d’âge moyen, ayant reconnu les vêtements de Wei WuXian et son âne renfrogné, réalisa que c’était le fou qui les avait sauvés plus tôt. Il se sentit embarrassé, et fit comme si rien ne s’était passé. Néanmoins, la fille au visage rond lui indiqua le chemin.

« C’est par là. Il y a un temple divin dans une grotte de la montagne.

— Pour quelle divinité ce temple a-t-il été construit?

— J-je crois que c’est une statue de pierre naturelle d’une déesse. »

Wei WuXian hocha la tête.

« Merci. »

Après la conversation, il se hâta vers le Temple de la Déesse.

Le mariage du bon-à-rien, l’éclair qui avait détruit les cercueils, le fiancé dévoré par les loups, le père et la fille qui avaient perdu leurs âmes, la coûteuse tenue funéraire… C’était comme si un bout de fil avait enfin réunis toutes les perles en une parfaite et unique rangée. Rien d’étonnant à ce que les boussoles des flux maléfiques n’aient rien donné, pas plus que les bannières d’attraction spectrales. Ils avaient tous sous-estimé la créature de la Montagne Dafan.

Ce n’était pas du tout ce qu’ils pensaient!

 


 

NDT :

(1) Dites bonjour au grand frère de Lan WangJi et chef de la secte GusuLan :

– nom de naissance : Lan Huan ( Huan = qui dissipe)

– nom d’usage : Lan XiChen (XiChen = qui préside au soleil matinal)

– titre : ZeWu-Jun (pas trouvé de traduction officielle exacte, il semble que ça a quelque chose à voir avec une étendue d’eau brillante, je mettrai cette note à jour dès que j’aurai plus d’informations)

(2) Sandu : le nom de l’épée de Jiang Cheng signifie littéralement “trois poisons” et fait référence à une expression bouddhiste concernant les racines de tous les tourments : l’avarice, la colère et l’ignorance.

(3) “…de quelle main le cerf succomberait” : proverbe signifiant qu’il est difficile de savoir qui l’emporterait en cas de confrontation

(4) Zidian : signifie “éclair violet”

(5) Wangji : oui, ce sont bien les mêmes caractères chinois qui sont utilisés dans le nom de Lan WangJi et de son instrument. Quelqu’un m’a fait remarquer qu’il y avait un côté poétique au fait qu’ils portent le même nom, comme si l’instrument était en fait une extension de Lan WangJi, une partie de lui-même, et fait écho au fait que parfois on tend à désigner les musiciens dans les orchestres par leurs instruments. Libre à vous d’accepter cette interprétation ou non 

(6) Lan Zhan : Au cas où vous l’auriez oublié, c’est le nom de naissance de Lan WangJi (nulle crainte, la “fiche personnages” arrive bientôt!)

(7) Shimei : vous vous rappelez quand j’avais expliqué qu’au sein d’une secte, tous les membres étaient comme une grande famille? Shimei est l’équivalent féminin de shidi, c’est-à-dire “petite sœur co-disciple”.

(8) Shijie : même chose que précédemment, mais dans le sens “grande-sœur co-disciple”

(9) Pochette qiankun : “qiankun” signifie “paradis et terre (dans le sens de ce bas-monde)”. Artefact courant dans les univers xianxia, c’est en fait une sorte de sac dimensionnel qui, malgré sa petite taille, peut contenir un grand nombre d’objets et/ou des objets très volumineux (pour les connaisseurs, pensez au petit sac d’Hermione Granger dans Harry Potter et les Reliques de la Mort).

(10) “… dans l’espoir que le lièvre ne se jette contre le tronc” : proverbe issu d’une histoire populaire dans laquelle un fermier ne voulant pas travailler attendait qu’un lièvre se tue lui-même en se jetant contre un tronc d’arbre. Décrit le fait d’attendre que quelque chose se produise spontanément.

<>
Traduit par la team : Dragonfly Fantrad