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Tsuki ga Michibiku Isekai Douchuu

Traduit par la team : Nyan-Team
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Meilleur constraste
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Tome 2 Chapitre 99 – Déjeuner ensemble au Gotetsu

Traduit par Quesako
Vérifié par Heyruko


[Le cours d’aujourd’hui prend fin. Soyez sûrs de ne pas être en retard à la prochaine classe.] (Makoto)

 

J’ai annoncé la fin du cours aux 5 cadavres et aux 3 infirmes. Wouah, nous les avons vraiment amochés aujourd’hui~. De mon côté, au cours des 5 dernières minutes, ces trois-là étaient dans un état où elles ne pouvaient pratiquement plus rien faire.

 

Du côté de Shiki, l’Homme-Lézard de la brume les a complètement battus. C’est dû à leur inexpérience d’un vrai combat, j’ai reçu un rapport comme quoi ils ont été balayés quatre fois. Cela voulait dire qu’ils ont arrêté le combat 4 fois, ont repris à nouveau et même ainsi, ils ont encore été abattus. J’espère que le Lézard Bleu-kun n’est pas devenu un traumatisme. Je vais lui demander de libérer son limitateur dans le futur et qu’ils les combattent ainsi occasionnellement. Faites de votre mieux. Il reste bien plus d’une dizaine de bataille prévue avec le Lézard bleu-kun.

 

[Ah, Karen Frost. J’ai quelque chose à voir avec vous. Je voudrais savoir ce que vous aviez prévu après cela.] (Makoto)

 

“A-Aujoud’hui, j’ai seulement la classe de sensei.” (Karen)

 

Même si elle est fatiguée, elle ne m’a pas fait attendre et a rapidement répondu. Donc elle n’a rien de prévue aujourd’hui, hein. Avoir un seul cours dans la matinée. Quel perfectionnisme. Mais c’est pratique. Dans la matinée, je pensais inviter les étudiants, qui ont du temps libre, à déjeuner, mais pour cette fois, invitons juste Karen et avec Shiki, nous irons déjeuner ensemble. Pour les sœurs Rembrandt, je pourrais leur demander de venir dans mon bureau pour les saluer.

 

[C’est génial. Il y a une chose que nous devons voir.] (Makoto)

 

“I-Il y a encore plus ?!” (Karen)

 

[Oui. Heureusement, on dirait que nous avons le temps pour en discuter. Tenez moi compagnie.] (Makoto)

 

“… O-Oui” (Karen)

 

Bien

 

Après avoir confirmé cela, j’ai quitté le terrain d’entraînement en ayant emmené Karen avec moi. Normalement, après la séance de réflexion, nous quittions généralement pile à l’heure. Mais aujourd’hui, nous finissions un peu plus tôt.

 

Après tout, les groupes des cinq sont vraiment affaiblis.

 

Le dire ainsi n’est sans doute pas la meilleure façon, mais je pense qu’ils veulent bavarder. Je peux le dire d’après leurs yeux. En fait, le prétendu gentil Shiki m’a tout rapporté.

 

Eh bien, plaignez vous autant que vous voulez. Après tout, il y a aura toujours un cours amusant la semaine prochaine.

 

Karen a sans doute remarqué le sourire qui est apparu sur mon visage. Son corps s’est mis à trembler.

 

________________________________

 

“Shiki-san ! Bordel, j’ai cru que j’allais finir par monter au paradis !”

 

“Lézardterrifiantlézardflippantlézardseffrayant.”

 

“Qu’est-ce que c’est que ce truc ?! Il a esquivé tout comme un dératé, il était rapide, fort et agile ! Pour le rapport, je ne devrais pas juste écrire que n’importe quoi qu’il fasse, il est impressionnant et rien d’autreeee ?!”

 

“C’est… un dragon”

 

“Alors il serait un invocateur de Dragon ? Non, ce n’est pas un niveau aussi charmant. Si on me demandait de choisir un ennemi, je n’hésiterais pas à choisir un invocateur de Dragon.”

 

“Onee-cha~n” (Yuno) (NTF: grande sœur)

 

“Yuno, ne fait pas ce genre de voix pitoyable. C’était en dehors de mes attentes… Sûrement parce que c’est Raidou-sensei !” (Sif)

 

Ahlalalala. C’est devenu exactement comme je pensais.

 

J’ai soupiré intérieurement en regardant les étudiants.

 

De ce que j’ai pu voir, L’homme-Lézard s’est beaucoup retenu. Son équipement n’était pas celui qu’il utilisait habituellement et il n’a pas utilisé de magie liée à un élément. Il n’a même pas eu besoin de sa vivacité d’esprit. Sans compter que le plus grand point fort des Hommes-Lézards, c’était le combat en groupe.

 

Pour parler franchement, il s’était au même niveau que le plus faible des mamonos du désert. Et pourtant 5 jeunes, qui avaient un avenir prometteur, ont été balayés, non pas une fois mais quatre fois. Sérieusement, c’est déplorable.

 

Makoto-sama avait déjà prédit qu’ils seraient complètement battus, je croyais qu’ils auraient au moins supporté un tel combat. Même si c’était un ordre de Makoto-sama, j’ai agi trop gentiment avec eux, j’ai fini par être trop indulgent dans mon analyse d’eux. Je dois en tenir compte.

 

Il semble que Tomoe-dono a besoin de plus de temps sur son investigation sur les contres-mesures pour empêcher une invocation forcée alors je peux lui donner un coup de main dans ce domaine et pourtant, ces enfants forment une bande pénible. Concernant Mio-dono, ma relation n’est pas bonne avec elle. J-Je ne veux plus expérimenter la punition de l’abrasion de la peau… Juste d’essayer de m’en souvenir me terrifie.

 

“Bon, calmez-vous. Même ainsi, Raidou-sama se retient beaucoup, vous savez ? Ce n’est pas un mur que vous ne pourriez surmonter, je vous l’assure.” (Shiki)

 

“C’est clairement un mensonge ! Shiki-san, peu importe comment je vois les choses, Raidou-sensei s’amuse avec nous !” (Jin)

 

“Jin, vous dites cela mais tes mouvements n’étaient pas aussi vifs que d’habitude, non ? L’ennemi était un monstre, en plus, il possédait une force supérieure à la plupart de ce que vous avez pu affronter. N’étiez-vous pas nerveux ?” (Shiki)

 

Nerveux, ou plutôt terroriser. Bien que l’Homme-Lézard n’a pas utilisé son hurlement de domination. Quelle manque d’expérience du combat…

 

“C’est… vrai. C’est peut-être vrai mais…” (Jin)

 

“Eh bien, il est vrai que Raidou-sama est strict. C’est juste qu’il attend beaucoup de vous. Pour moi, en voyant comment il vous traite, ça me rend un peu jaloux.” (Shiki)

 

“Shiki-san, vous êtes le genre à sourire lorsqu’on vous maltraite ? Alors, je devrais…” (Amélia)

 

“Ce n’est pas cela Amélia. C’est juste que ça fait longtemps qu’il attend quelque chose de ma part. En voyant la manière qu’il vous prend en compte, je me sens un peu envieux.” (Shiki)

 

Il m’a toujours remercié mais la quantité de tache, que Makoto-sama m’a confié, était faible. Si on me disait que nous n’avions pas ce genre de relation, je comprendrais. Mais en constatant comment mon maître interagissait avec les étudiants, il y avait des fois où j’étais un peu jaloux.

 

Les reproches qui venaient de la part des étudiants du cours de Makoto-sama, parfois je les grondais, je les corrigeais, je compatissais ou je les réconfortais tout en les soignant. Je me suis déjà habitué à ce travail. Aujourd’hui est un peu plus important que d’habitude.

 

Cependant, je n’ai pas entendu une seule plainte de la part des sœurs Rembrandt qui venaient pourtant de nous rejoindre. Elles auraient dû être menées par leur sentiment de frustrations envers Makoto.

 

Ces deux-là ont repris leur souffle et pour le moment, elles inspectaient leur équipement.

 

“Sif-san et Yuno-san. Comment c’était ? Pensez-vous pouvoir continuer ?” (Shiki)

 

“Ah, euh… Shiki-san, c’est ça ? Nous allons bien. Yuno et moi, nous reviendrons la semaine prochaine.” (Sif)

 

“Oui. Après tout, tout commence à partir de maintenant ! Je ne vais pas m’arrêter aussi facilement !” (Yuno)

 

Oh, quelle surprise. On dirait qu’il n’y avait pas besoin de mon intervention. “Makoto est fort.”, c’était ce que leurs yeux me disaient. Leur volonté n’a pas été brisée. Si elles n’avaient pas de personnalité timorée alors il n’y avait pas besoin que je les réconforte.

 

Oui, les rumeurs disaient que leurs personnalités étaient mauvaises, mais il semble qu’on ne peut pas s’y fier, hein. Donc il semblerait que ceci vaut le coup de leur enseigner.

 

Cela pourrait être dans le futur, mais il y aura sans doute des fois où Makoto-sama et moi, nous rencontrerons ces filles en tant que filles de notre compagnie partenaire donc je crois que nous serons en mesure de créer une bonne relation. Ah c’est vrai. Ceci serait une bonne idée d’apprendre l’endroit où elles vivent. Makoto-sama se dirigent probablement vers le Gotetsu.

 

Quand je me suis retourné vers les cinq autres, ils se sont déjà rassemblés et ils commençaient à analyser leur adversaire. Quels gamins ennuyeux. J’ai l’impression qu’ils planifient de ne pas venir au prochain cours.

 

“Je veux également entendre l’avis de Sif-san et Yuno-san. Cela vous va ?” (Amélia)

 

Amélia a invité les sœurs Rembrandt. Bien qu’elles ne les ont pas combattues directement, elle voulait sans doute savoir le sentiment que l’Homme-Lézard leur a donné d’un point de vue extérieure au combat. Elle n’a pas pensé si cela les dérange ou non mais bon, je salue l’idée.

 

Le sentiment d’accablement, que ces cinq-là ont eu après le cours, est désormais disparu. Une des raisons pourrait être parce qu’ils ont été battus à plat de couture. Je ne crois pas qu’ils ouvriront complètement leur cœur mais ça pourrait être le déclencheur qui permettra de renforcer leur esprit de groupe. Donner la priorité à la nécessiter présente à la place de commérage est quelque chose qui viendra avec l’age.

 

“Si c’est bon pour vous alors oui !” (Sif)

 

“C’est génial que nous ayons laissé du temps libre après ce cours au cas où, Onee-chan !” (Yuno)

 

Je vois alors elles ont pris leur précaution à propos de notre cours qui est réputé comme sévère. Mais en fait, elles sont franchement honnêtes, c’est marrant. Si elles sont toujours les personnes diaboliques de la rumeur après tout ça, je pourrais seulement les considérer comme des excellentes actrices. C’est sans doute les rumeurs qui sont fausses.

 

La véritable discussion du cours amusant de Makoto-sama venait de commencer. Makoto-sama m’a dit de ne pas leur donner des conseils donc je pouvais seulement rester silencieux. Être ambitieux est quelque chose que j’estime plaisant chez un élève. C’est louable que ces poussins essayent de deviner ce qu’il y a derrière l’enclos.

 

Pour ce qui est de la participation au prochain cours. Je vais faire comme si je n’avais rien vu.

 

Sans rien dire, je suis parti et je suis allé faire ce que je devais finir dans la salle de garde avant de me diriger vers le lieu où je retrouverais Makoto-sama.

 

À partir de maintenant, ça sera sans doute une histoire assez louche. Même moi je peux forcer un sourire. Cette femme, quel genre d’objectif avait-elle lorsqu’elle est venue dans cette académie ?

 

________________________________

 

[C’est ici.] (Makoto)

 

Je l’ai amené au Gotetsu. Il n’y avait encore personne parce qu’il venait juste d’ouvrir. Dans une heure, les personnes commenceront à affluer pour déjeuner ici alors c’était comme le calme avant la tempête.

 

Il n’y aurait pas eu de problème de l’emmener à la compagnie Kuzunoha, mais puisque c’était une sorte de base, je ne voulais pas ramener soudainement un facteur inconnu là-bas. Alors j’ai décidé de l’emmener au Gotetsu, l’endroit où nous avions prévu de manger précédemment.

 

Quand Shiki finira de faire le point avec les étudiants et qu’il se sera renseigné sur l’adresse des sœurs Rembrandt, il sera l’heure de manger. Le goût du Nabe changeait au fil du temps donc nous devrions passer commande avant qu’il n’arrive ici. Si nous finissions de manger avant qu’il ne soit là, ceci serait malvenu.

 

J’ai utilisé [Sakai] pour mettre en place une zone insonorisée. Grâce à ça, il n’y avait pas à avoir peur que notre conversation fuite à l’extérieur.

 

Hmph~, il semble qu’elle n’a pas remarqué que j’ai déployé [Sakai]. Je vois, alors elle ne peut pas le détecter [Sakai].

 

Cette étudiante, j’ai vérifié ses documents à nouveau et comme prévu, elle était suspecte.

 

“Raidou-sensei, pouvez-vous me dire pourquoi vous m’avez amené ici. Y a-t-il quelque chose qui vous intéresse ?” (Karen)

 

Karen a semblé fatiguer à la fin de l’entraînement mais maintenant, son visage était normal, on n’aurait pas pu dire qu’elle a été exténuée et elle me regardait droit dans les yeux. En réalité, c’était impossible de récupérer de la fatigue mentale en si peu de temps donc il était clair qu’elle se forçait. Ou peut-être qu’elle a juste subi un entraînement poussé à un jeune age.

 

Il y avait également ses aptitudes. En la comparant aux gens que j’ai rencontré à l’académie, elle était clairement au-dessus du lot. Non, la pensée, qu’elle était une étudiante, c’était juste trop bizarre. Cette coordination avec une personne qu’elle rencontrait pour la première fois, la puissance de ce sort et sa rapidité d’exécution. J’ai essayé de la provoquer pendant que je l’écrasais, mais il était probable qu’elle ne m’a pas tout montré. C’est une attitude très grossière envers Jin et les autres qui apprennent à faire de leur mieux dans cette académie. Le fait qu’elle “cache sa véritable force”. Shiki m’a aussi lancé un bref message télépathique “Fait attention”. Il sait sans doute quelque chose à propos d’elle.

 

Je crois que je lui ai fait sortir un bon nombre de techniques pendant le cours. Dans la seconde moitié du cours, elle a semblé être un peu en colère. Elle a mis plusieurs choses en place en ayant fait attention à ce que les sœurs ne le remarquent pas. Même dans une situation où elle essayait de cacher sa véritable force, elle a quand même laissé sortir une partie.

 

[En réalité, je ne peux pas m’empêcher de me demander si vos vraies capacités sont naturelles.] (Makoto)

 

“Mes capacités ?” (Karen)

 

[Oui. Ce n’est pas au niveau d’un étudiant. Pas seulement ça, votre manière d’utiliser la magie est la même que ceux qui ont l’habitude de l’utiliser dans un vrai combat.] (Makoto)

 

“Je suis une mage militaire dans mon pays. J’ai participé a plusieurs missions de subjugation. Si vous doutez de moi, vous pouvez demander les détails à l’académie.” (Karen)

 

Sans aucune hésitation, Karen m’a raconté son histoire personnelle. Elle a parlé de l’armée de son royaume, qui avait un nom inutilement long, avec une certaine fierté dans la voix.

 

Son histoire personnelle pouvait réellement exister. Après tout, Elle en parlait avec une telle confiance. Cela dépendait depuis combien de temps elle a planifié de faire ça et sous quelle ampleur.

 

C’est ce que je pense, mais il est probable que celle appelée Karen Frost n’est déjà plus de ce monde. Et peut-être qu’elle a usurpé son identité et sans doute son apparence.

 

Un échange.

 

S’infiltrer dans le pays, être promu, entrer dans l’académie royale, devenir un soldat et se faire transférer ici. À la place de créer une histoire depuis le début, je crois qu’il serait plus facile de juste prendre la place d’une personne qui suivait ce genre de parcours. Spécialement si cette personne venait d’un endroit lointain.

 

[Je doute que tu sois vraiment Karen Frost. J’ai déjà lu la fiche biographique sur Karen Frost. Comme vous l’avez dit, à cause d’un brutal changement de situation, vous avez rejoint l’armée et vous y êtes encore.] (Makoto)

 

“Bien que vous en sachez tellement… Qu’est-ce qui vous fait doutez ? Je suis l’authentique Karen Frost. Ah, ceci se pourrait-il que sensei me disent ça pour essayer d’en apprendre plus sur moi ? Si c’est le cas alors je…” (Karen)

 

[Comme on pouvait s’y attendre, ce comportement est étrange. Est-ce quelqu’un agirait aussi normalement après qu’on est mis en doute son identité ? Ne devriez-vous pas être en colère ?] (Makoto)

 

J’ai ignoré les paroles de Karen. Ce n’était pas comme si je m’inquiétais pour la vie d’une simple Hyumaine. On dirait juste qu’elle se moquait de la défunte. Cela a tendance à m’énerver.

 

Il y a des chances que toutes mes suppositions soient fausses. Mais son attitude ne me laisse que peu de doutes.

 

“C’est juste que c’est une chose tellement absurde à entendre que je n’ai pas envie de me mettre en colère.” (Karen)

 

[Vous avez été affectée à une soudaine campagne militaire. Est-ce à ce moment-là que vous avez rencontré Karen Frost ?] (Makoto)

 

“Huhuhu, sensei. Vous êtes certainement très fort, mais je ne croyais pas que vous seriez du genre à parler de choses invraisemblables. Je ne viendrai plus dans la classe de sensei. Je n’ai plus envie de déjeuner. Veuillez m’excuser.” (Karen)

 

Karen s’est levée du siège opposé tout en ayant gardé son calme.

 

[Karen, n’êtes-vous pas intéressée par la raison qui me fait douter de vous ?] (Makoto)

 

Ne voudrait-on pas normalement savoir pourquoi quelqu’un doutait de son identité ? Va-t-elle partir sans rien demander ? Et pourtant, elle n’a pas cherché à savoir pourquoi mais en plus, elle essayait d’éviter le sujet, c’est-ce que je ressentais. Même à l’heure actuelle, elle essayait de s’échapper.

 

Elle n’avait pas l’air d’être énervée et on pouvait vaguement deviner un sourire sur son visage. Elle était accommodante au début mais ceci pouvait être une technique pour négocier.

 

“… Bien sur. Imaginer que je suis une personne complètement différente parce que mes techniques sont inhabituelles, ceci me semble bien irréfléchi. Allez-vous me dire la raison ?” (Karen)

 

Évidemment, j’avais l’intention de le faire puisque j’ai pris la peine de t’inviter à déjeuner.

 

[Parce que l’apparence que vous essayez de me camoufler, je la vois très clairement.] (Makoto)

 

“Huhuhu, vous voyez la vrai moi ? Est-ce des mots d’amours ?” (Karen)

 

[Cela signifie exactement ce que je viens dire.] (Makoto)

 

“Désolé, vous avez pris la peine de le faire, mais je dois refuser votre confess…” (Karen)

 

[Même si vous n’avez pas de corne, cette peau bleue, quel genre d’affaire peut avoir à faire une Démone dans la Ville Académique ?] (Makoto)

 

La phrase de Karen s’est arrêtée en plein milieu. Ses yeux se sont ouverts en grand d’un coup à cause de la surprise. Qu’elle a aussitôt enchaîné avec un sourire charmeur, ça devait être pour m’adoucir. Dans Tsige et dans la Ville Académique, il y avait plusieurs cas où des espions ont essayé d’entrer dans la compagnie Kuzunoha. À l’époque, Tomoe-sensei et Shiki-sensei m’ont appris différentes choses par la pratique. Même maintenant, quand quelqu’un me souriait amicalement, j’avais l’impression que la personne à une idée derrière la tête. Personnellement, je considère que ce genre de personnes ne veulent pas qu’on remarque leur confusion et ils essayent d’attirer l’attention ailleurs.

 

Génial… Elle ne va plus essayer de s’enfuir maintenant. On dirait que je vais avoir gagné assez de temps pour que Shiki arrive. Il aurait été préférable de manger tranquillement en premier lieu. La faim n’aide pas à calmer mon anxiété.

 

“Ce n’est pas drôle. Quelle partie de moi ressemble à un Démon ?” (Karen)

 

Karen a tourné sur elle-même pour me le démontrer. Mais aussi longtemps que le sort ne m’affectait pas, elle aura toujours l’apparence d’une Démone bleue.

 

[Tout. Votre peau bleue, vos yeux rouges. Les cheveux sont blonds. Semi-long. Je ne vois pas du tout une Hyumaine. Laissez-moi vous prévenir que des illusions foireuses ne fonctionnent pas sur moi.] (Makoto)

 

“…” (Karen)

 

[Vous avez tué Karen et vous l’avez remplacé. Est-ce bien ainsi ? Démone sans cornes.] (Makoto)

 

“…” (Karen)

 

Karen ne lâchait pas un mot, mais elle a un peu réagit à la fin de mon message. Les muscles de son visage ont légèrement tremblé. C’est donc ainsi, dans ce cas…

 

[Je veux que vous répondiez à ma question, Démone sans corne.] (Makoto)

 

“… D’imaginer que je serais démasquée aussi vite… Et si simplement. Raidou hein. Quel étrange professeur vous êtes.” (Karen)

 

[Vous l’admettez, n’est-ce pas ?] (Makoto)

 

“Oui. Je n’ai pas l’intention de dire mes objectifs, mais je ne suis pas Karen Frost. Vous avez raison, mais…” (Karen)

 

[Quoi ?] (Makoto)

 

“Ne m’appelez plus jamais Démone sans corne ou je vous tuerai.” (Karen)

 

La Démone a enlevé le masque de Karen, j’ai pu voir que les contours de son visage étaient légèrement flous. Elle a probablement stoppé son camouflage. Et je ressentais une intense envie de meurtre de sa part. C’est quand même plus facile à supporter que celle de Sofia, mais bon, je ne crois pas que je suis bon pour gérer la colère d’une femme.

 

J’ai grandi dans une famille où les femmes avaient un fort caractère, alors ma faiblesse n’est pas quelque chose que je peux corriger pour le moment. Je ne peux pas juste la repousser donc je devrais juste l’ignorer.

 

[Et Karen est… ?] (Makoto)

 

“Oui, comme vous l’avez déduit. Mais celui qui l’a fait, ce n’était pas moi. C’était l’acte des compagnons de Karen. J’ai juste trouvé que son histoire personnelle était pratique, j’ai donc saisi la chance.” (Karen)

 

[Je vois, ses compagnons. Karen Frost est mort pitoyablement.] (Makoto)

 

En fait, je ne suis pas tellement intéressé par la manière de comment est morte cette fille. De toute façon, je ne la connaissais pas. C’était juste comme je l’avais déduit. Des Hyumains qui tuaient d’autres Hyumains, ce n’était pas quelque chose d’inhabituelle. Même dans les temps modernes, c’était à peu près la même chose.

 

Il n’y avait pas besoin de réfléchir trop longtemps pour comprendre pourquoi elle m’a dit ça. Après tout, les Hyumains et les Démons étaient en guerre.

 

“Vous êtes étonnamment froid. Eh bien, la fille appelée Karen était un prodige mais d’un autre côté, elle a accumulé pas mal de rancunes. Puis-je poser une question ? Êtes-vous un Hyumain ?” (Karen)

 

[Je ne comprends pas la raison de cette question mais oui, je suis en effet un Hyumain.] (Makoto)

 

“Hé~ un Hyumain, hein~… Bon, il y a beaucoup de genre différent. Mais c’est inhabituel. Après avoir vu un Démon, la plupart des gens me regarderaient avec des yeux injectés de sang.” (Karen)

 

[Je…] (Makoto)

 

Aaah, c’est trop chiant !

 

“Je suis du côté des personnes qui pensent que la discrimination raciale est une mauvaise chose. Même s’ils ont la peau bleue, cela n’a aucune importance tant que nous pouvons communiquer avec eux. Après tout, ils restent des personnes.” (Makoto)

 

“?!! Vous… pouvez parler le langage des Démons ?! Mais le mot ‘discrimination raciale’, c’est la première fois que je l’entends. À en juger par vos paroles, l’apparence n’aura aucune importance tant que vous pouvez communiquer, c’est bien ça ?” (Karen)

 

“Eh bien oui, c’est proche de cela. Et donc, comment dois-je vous appeler ? Et s’il vous plaît, n’utilisez pas le nom de Karen. Après tout, c’est le nom d’une personne décédée. Je veux toujours discuter de nombreuses choses, alors j’aurais besoin d’un nom.” (Makoto)

 

“Vous… n’en avez pas besoin” (Karen)

 

La femme a légèrement baissé la tête d’un air un peu triste. Ceci pourrait même être interprété par de la pitié. Quel changement soudainement d’expression et ses épaules se sont affaissées en même temps, j’ai inconsciemment trouvé cette gestuelle comme mignonne, à l’inverse de son attitude séductrice.

 

“…” (Makoto)

 

“Qu’un Hyumain puisse parler normalement avec une Démone est plutôt, non, extrêmement intéressant pour moi mais vous allez le dire, n’est-ce pas ? Je dois vous éliminer coûte que coûte. Après tout, vous allez interférer avec mon travail. C’est pourquoi il n’y a pas besoin que je vous dise un nom.” (Karen)

 

“Le nom de la femme est Rona. Elle a jeté son nom de famille. Elle est une des généraux de l’armée des Démons, Raidou-sama” (Shiki)

 

“?!!”

 

“Shiki, hein.” (Makoto)

 

L’envie de meurtre, qui remplissait la pièce, a été effacée par la voix d’une tierce personne. Comme la sensation d’un rafraîchissement avec un tuyau d’arrosage pendant la chaleur de l’été. Rona, qui venait de remarquer la présence de Shiki, a rapidement pris une posture de combat.

 

C’était trop tard. Mais même ainsi, on dirait que nous pouvions enfin discuter de nombreuses choses. Ce Shiki, il la connaissait vraiment. Rona, hein. Qu’elle a jeté son nom de famille et elle n’a pas de corne, ceci me donnait l’impression d’une femme mystérieuse. Porter un uniforme scolaire avec un corps d’adulte, honnêtement, je ne peux pas le voir autrement que comme du cosplay.

 

Et donc, un général Démon, hein. Cela serait la première fois que je pourrais discuter avec un Démon.

 

Comme prévu, c’était problématique.

 

Dans la pièce où une certain tension était palpable, les pas de Shiki ont résonné alors qu’il se déplaçait pour prendre un siège et s’asseoir. Je suis toujours assis. Et Rona-san était toujours debout.

 

Comme si elle avait perdu patience sous le regard de Shiki, elle pousse un petit soupir et s’assoit à nouveau.

 

Un étrange repas commençait au Gotetsu.

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Traduit par la team : Nyan-Team