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Yobidasareta Satsurikusha

Traduit par la team : Blastaf
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Meilleur constraste
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Tome 11 Chapitre 91 – Souris


Voyant une quantité jusqu’alors jamais vue d’or être bruyamment empilée devant ses yeux, le marchand d’esclaves de Swordland fut abasourdi.

La personne venant de produire la petite montagne scintillante était un homme, le visage masqué par une capuche et vêtu d’un manteau recouvrant d’étranges habits. Seule sa bouche était visible.

A en juger par la tonalité de son rire et le peu que je peux voir de sa bouche, c’est un jeune homme, jugea le marchand d’esclave.

Une paire d’enfants se tient derrière lui, et même s’ils portent aussi des capuches, il semble s’agir d’homme-bêtes. Ce sont probablement ses esclaves.

« Qu’y a-t-il ? Dois-je répéter ma demande ? »

« V-Veuillez patienter ! Vous souhaitez acheter tous les homme-bêtes de ma boutique, mais… »

« Mais quoi ? N’ai-je pas proposé assez d’argent ? »

« Ce n’est pas ce que je voulais dire… »

D’où peut bien venir tout cet or ? La personne rajoutant encore davantage de pièces sur le comptoir était bien évidemment Hifumi.

« Si c’est le cas, que voulez-vous dire ? » (Hifumi)

« Même si je possède effectivement des esclaves, il en existe plusieurs sortes. Si vous ne les choisissez pas prudemment, je risque de recevoir des plaintes à l’avenir. Après tout, certains ne peuvent même pas servir de main d’œuvre après que le château se soit débarrassé d’eux en raison de leurs blessures… »

« Je m’en fiche. » (Hifumi)

« Hah ? »

« Je m’en fiche s’ils sont blessés ou souffrent de tout autre problème. Dépêchez-vous de les préparer, je les achète tous. » (Hifumi)

Face à l’entêtement d’Hifumi, le marchand d’esclave finit par amener 30 esclaves de l’arrière de sa boutique en grommelant « Ne venez pas vous plaindre ensuite. ».

Toutes les personnes apportées se tenaient là, l’air absent et les mains et pieds enchainés.

Comme l’avait prévenu le marchand, certains avaient des jambes ou des bras en moins, tandis que d’autres devaient recevoir de l’aide pour tenir debout, étant épuisés au point de pouvoir à peine faire un pas.

« C’est tout ce que j’ai. »

« Bien, bien. Suivez-moi tous. » (Hifumi)

Hifumi, qui essayait de rapidement sortir de la boutique après avoir terminé ses achats, fut arrêté par le marchand en panique.

« Attendez, vous n’avez pas enregistré les tatouages d’esclaves… »

« Ah, ça, huh ? » (Hifumi)

Hifumi se remémora l’achat d’Origa et de Kasha. A l’époque, il admirait la dimension mystérieuse de la magie, mais étant maintenant habitué à vivre dans ce monde, il ne put s’empêcher de sourire amèrement. Étonnamment, il avait complètement accepté l’existence de la magie.

« Ce n’est pas nécessaire. » (Hifumi)

« M-Mais, cher client, si vous n’enregistrez pas les sceaux des esclaves, ils pourront s’opposer à vous. »

« De nombreux propriétaires trop inconscients se sont déjà fait tuer par leurs esclaves. » ajouta en panique le marchand, mais Hifumi l’arrêta nonchalamment en levant la main droite.

« Et je les invite à tenter de m’assassiner pendant mon sommeil ou pendant n’importe quel moment d’inattention. Sans un minimum de tension, je ne me sentirais pas vivant. Et s’ils parviennent à me tuer, cela signifie qu’il s’agissait de ma limite. » (Hifumi)

Hifumi se tourna vers les homme-bêtes abasourdis et balaya leurs visages du regard.

« Vous m’avez entendu. Si vous vous y sentez prêts, vous pouvez tenter de m’attaquer. Mais… » (Hifumi)

Hifumi sortit son katana et, contemplant d’un air extatique le sublime hamon, murmura,

« Si vous m’attaquez sans la moindre conviction, je vous tuerez. Si votre plan d’attaque est trop naïf, je vous tuerez. Si vous n’y mettez pas du vôtre, je vous tuerez. » (Hifumi)

La lumière reflétée par la lame scintillait dans l’œil gauche d’Hifumi.

« En résumé, si vous échouez, vous mourez. Souvenez-vous-en. » (Hifumi)

Tous les homme-bêtes déglutirent en acquiesçant faiblement.

« Bien. On y va ? » (Hifumi)

« Merci beaucoup. » (Reni)

Au bout de la file d’esclaves sortant du magasin en suivant Hifumi, Reni, qui attendait silencieusement, sourit en direction du marchand d’esclaves.

« A-Ah…. »

« Allons-y, Reni. »

Laissant derrière elle le marchand d’esclave figé après avoir vu pour la première fois un esclave homme-bête lui sourire, Reni quitta la boutique, menée par Helen qui lui tirait la main.

 

Tous les esclaves furent emmenés à un endroit précis : l’auberge luxueuse où séjournait le groupe d’Hifumi.

Sans la moindre gêne, les homme-bêtes furent amenés les uns après les autres à l’intérieur du bâtiment. Même les sourires forcés des employés commençaient à faiblir.

« U-Un instant, invité-sama ! »

« Tout à fait, ce sont des invités-sama. Veuillez donc leur préparer des chambres, ainsi que des bains chauds pour qu’ils puissent se laver. Ensuite, nous mangerons ensemble, alors veuillez préparez suffisamment de nourriture. » (Hifumi)

Hifumi offrit une large quantité de pièces d’or en disant « Voilà les frais d’accueil », puis donna une poignée d’or à un employé en lui demandant d’aller acheter des vêtements et chaussures pour tous les esclaves.

« Je pense ne pas avoir à vous le dire, mais traitez-les bien. Ce sont des invités et clients ayant payé pou être ici. De même pour vous. » (Hifumi)

Hifumi se tourna vers les homme-bêtes derrière lui.

Avaient-ils peur d’Hifumi ? Évitant son regard, tous baissèrent les yeux, l’air terrifié.

« La violence et les insultes sont formellement interdits. Lavez-vous docilement, enfilez vos vêtements puis mangez. Et enfin, allez dormir. Nous avons beaucoup de choses à faire, mais tout cela peut attendre demain. » (Hifumi)

« Hey, attends ! » (Helen)

Helen s’empressa de poursuivre Hifumi qui se dirigeait déjà vers sa chambre à l’étage.

Reni, essayant de les suivre tous les deux, s’arrêta tout à coup pour se tourner en direction des esclaves et retirer sa capuche.

Elle secoua doucement ses doux cheveux blancs et ses longues cornes en tire-bouchon, souriant chaudement.

« Tout ira bien. J’ai appris de nombreuses choses après avoir rencontré Hifumi-san. Je suis sûr que vous avez vécu des choses difficiles jusqu’à maintenant, mais à partir d’aujourd’hui, vous allez bien vous amuser. » (Reni)

« E-Es-tu l’esclave de cet humain ? Si c’est le cas, umm… »

Reni portait sur elle la robe une-pièce que lui avait acheté Hifumi.

« Suivant Hifumi-san que j’ai rencontré dans les terres désolées, j’étudie les humains. Et pour pouvoir jouer à un jeu appelé ‘’Prendre la Nation’’, nous vous avons recueillis puisqu’apparemment, il s’agit d’un jeu bien plus amusant s’il est joué avec beaucoup d’amis. » (Reni)

« Je suis sûre que ce sera très amusant ! » s’exclama Reni en riant. Les esclaves, ne comprenant toujours pas la situation, se lavèrent uns par uns en suivant les instructions des employés, puis enfilèrent leurs tous nouveaux vêtements.

Face à la soudaine affluence, l’auberge était quasiment pleine.

Même la salle à manger n’était presque occupée que d’homme-bêtes. Les plats apportés les uns après les autres disparaissaient en un clin d’œil.

« C’est délicieux… »

Lorsque l’un des esclaves dévoila ses véritables sentiments en murmurant ces simples mots, tous les autres se mirent à s’exprimer à leur tour par des « Délicieux, c’est délicieux. ». De nombreux homme-bêtes pleuraient même en mangeant.

Obtenant enfin un véritable repas, et qui plus est, un repas différent de la nourriture des terres désolées – c’est-à-dire de la viande à peine grillée – les esclaves savourèrent les différents plats et le sentiment d’être en vie pour la première fois.

Puis, tous s’approchèrent d’Hifumi et lui exprimèrent leur gratitude en baissant la tête.

Quant à la personne en question, son but n’était pas spécialement de les rendre fidèles et reconnaissants. S’ils deviennent en quelque sorte mes subordonnés, ils seront probablement utiles, pensait amèrement Hifumi, qui leur avait seulement demandé de se laver parce qu’il ne voulait pas manger à côté d’home-bêtes sales et puant.

« …C’est irritant. » (Hifumi)

Reni, présente à ses côtés, sourit en agrippant le bras d’Hifumi.

« Mais tous sont heureux. » (Reni)

« C’est compréhensible. Après avoir goûté à la nourriture des humains, n’importe qui trouverait étrange d’avoir été satisfait jusqu’à présent par la nourriture des terres désolées. » (Helen)

« Même si personnellement, je préfère enfoncer mes dents dans un fruit que de manger quelque chose de découpé », ajouta Helen en riant.

Petit à petit, de plus en plus de rires étaient audibles dans la salle à manger. Stimulés par leurs camarades esclaves, mêmes les membres de races différentes commençaient à s’ouvrir les uns aux autres avec le sourire.

« Hifumi-san. » (Reni)

« Qu’y a-t-il ? » (Hifumi)

Reni s’adressa à Hifumi qui grimaçait en raison du brouhaha ambiant.

« Est-ce ça, ‘’Prendre la Nation’’ ? Car tout le monde semble s’amuser, comme tu l’as prédit. » (Reni)

Face au pur et souriant visage de Reni, Hifumi ne put s’empêcher de sourire à son tour et de répondre « Tout à fait ».

« Tout ira bien, même si ce n’est que la première étape de la prise de la nation. Laissez-moi ensuite vous enseigner le magnifique concept de ‘’Liberté et Égalité’’. Si vous parvenez à le comprendre, vous, homme-bêtes, vous deviendrez capables de créer de délicieux repas et de bâtir des maisons solides sans l’aide des humains. » (Hifumi)

« Vraiment ? Non seulement ‘’Prendre la Nation’’ est amusant, mais en plus il est aussi incroyable !? » (Reni)

« Yep~ » (Hifumi)

A côté de Reni qui acceptait tous les mots qu’on lui offrait, Helen regardait Hifumi d’un air douteux. Mais puisqu’elle ne parvenait pas à comprendre elle aussi l’intégralité de l’opération, elle n’osait pas objecter.

Intéressés par les paroles d’Hifumi, tous les homme-bêtes devinrent silencieux et tendirent l’oreille pour l’écouter attentivement.

« Mais vous savez, pour aller aussi loin, votre coopération sera nécessaire. » (Hifumi)

« J-Je vais faire de mon mieux ! Je veux que nos parents puissent eux aussi manger de délicieux plats ! » (Reni)

« Si c’est pour une telle raison… » (Hifumi)

Tout à coup, un homme-chien se leva de sa chaise et s’agenouilla face à Hifumi.

« Je suis un homme-chien du nom de Gengu ~ssu. J’ai été grandement impressionné par votre histoire ~ssu. Liberté et égalité, quels mots sublimes. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour vous aider à accomplir votre but, Maitre ~ssu. » (Gengu)

Les autres homme-bêtes se ruèrent autour d’Hifumi en raison de Gengu et de son discours exagérément dramatique. Tous lui promirent de faire tout ce qui était en leur pouvoir.

« D’accord, d’accord. » (Hifumi)

Hifumi, reculant face à l’enthousiasme excessif des homme-bêtes, leur demanda de se calmer.

« Que vous fassiez de votre mieux ou pas, vous restez des esclaves. Si vous faites ce que vous avez à faire, je vous promets à tous un lit et de la nourriture. » (Hifumi)

Puis, Hifumi demanda à Reni et Helen de se lever. Lorsque les deux obéirent, les regards des homme-bêtes se posèrent sur elles.

« Le mouton s’appelle Reni, et le lapin Helen. » (Hifumi)

« Maintenant, je veux que vous fassiez quelque chose de très, très amusant. », expliqua Hifumi.

« Je prévois de mettre ces deux-là à la tête du pays. Étant leurs vassaux, vous allez essayer de capturer ce pays. Jusqu’où les homme-bêtes parviendront-ils à arriver ? Je veux que vous me le montriez. » (Hifumi)

Écoutant Hifumi jusqu’à sa dernière phrase : « Ne vous inquiétez pas, je vous enseignerai la méthode », la salle à manger tomba dans un chaos total, emplie de rugissements motivés, de rires et d’exclamations surprises.

« A-A-Attends un instant ! En parlant de tête du pays, tu parles du chef humain de ce pays ? Ce n’est pas aussi simple pour des homme-bêtes comme nous ! » (Helen)

« H-Helen, qu’allons-nous faire… ? » (Reni)

Ignorant la paire abasourdie, Hifumi se mit à réfléchir à la prochaine étape de son plan.

« J’aimerai que nous soyons un peu plus nombreux. » (Hifumi)

« Dans ce cas, il existe pour ça un endroit parfait ~ssu. » (Gengu)

L’homme-chien Gengu, ayant entendu le murmure d’Hifumi, s’approcha en vitesse de ce dernier.

« A la périphérie de la ville, il existe un endroit appelé communément taudis ~ssu. D’après les rumeurs, de nombreux homme-bêtes y sont abandonnés par les humains ~ssu. » (Gengu)

« Des taudis ? Je vois. » (Hifumi)

« Mais puisque beaucoup d’entre eux sont blessés, je ne sais pas s’ils peuvent être utilisés ou pas… » (Gengu)

« Ce n’est pas un problème. » (Hifumi)

Regardant Gengu, Hifumi fit tournoyer un suntetsu dans sa main dont la pointe apparut en un instant devant l’œil de Gengu.

Gengu avait confiance en sa vue, n’ayant même pas vu l’attaque arriver, il fut abasourdi.

« S’ils n’ont ne serait-ce qu’une main, alors ils peuvent tuer quelqu’un. Vous inclus, le problème est que vous ne connaissez pas de telles méthodes pour tuer. Après que je vous les ai enseignées, vous allez devoir les utiliser pour protéger votre vie. » (Hifumi)

« Je ne fais pas le poids face à vous. » Gengu s’agenouilla de nouveau devant Hifumi.

Bien, ainsi toutes les pièces ont été réunies. Le problème avec le jeu ‘’Prendre la Nation’’, Jindori, c’est que je ne peux pas y jouer seul. (Hifumi)

Mais bon, ce n’est pas un problème du moment que l’ennemi est prêt à nous combattre de toutes ses forces, Hifumi avala le dernier morceau de viande présent dans son assiette, dominé par une profonde excitation.

 

Salgu n’était pas parvenu à convaincre les homme-bêtes des taudis, mais cela ne voulait pas dire qu’il avait abandonné.

Pensant Ils vont changer d’avis si nos compagnons augmentent et s’ils découvrent qu’il est possible de s’opposer aux humains, Salgu entra dans la zone habitée par les humains afin de dévoiler toute sa force.

Agissant de nuit, il repéra les maisons et boutiques de nombreux humains, principalement celles qui employaient des homme-bêtes esclaves. Puis, il s’infiltra à l’intérieur pendant que les habitants dormaient, et délivra les esclaves en question.

Tandis que la première nuit se solda par un échec, il parvint à en délivrer un la seconde nuit, quatre la troisième nuit, et cinq la quatrième nuit. Le nombre d’homme-bêtes délivrés augmentait petit à petit. Brisant les chaines de mauvaise qualité, il leur rendait à tous leur liberté.

Et enfin, il mena les esclaves libérés vers les taudis afin de les emmener tous dans les terres désolées.

Toutefois, le plan de Salgu s’effondra de manière inattendue.

« Je ne veux pas retourner dans les terres désolées. »

Un esclave refusa de s’enfuir, et préféra rester dans les taudis.

« Pourquoi ? Ne souhaites-tu pas retrouver ta liberté ? » (Salgu)

« Sais-tu à quel point cette liberté est difficile ? Au départ, j’étais en colère après avoir été capturé par les humains. Mais ici, en ville, la vie est différente de celle dans les terres désolées. C’est une vie sans difficultés et où la nourriture nous est préparée. »

Salgu fut choqué d’entendre un tel argument.

Après ça, plusieurs personnes qu’il souhaitait faire sortir des taudis retournèrent chez leurs propriétaires humains, et le reste décida de rester dans les taudis.

Pas un seul n’affirma vouloir retourner dans les terres désolées.

« Que se passe-t-il !? Nous survivions en chassant dans les terres désolées ! Nous vivions librement dans les terres désolées qui s’étendaient à perte de vue ! » (Salgu)

Impatient face à la situation qui se déroulait mal, les mots de Salgu devenaient de moins en moins réfléchis et calmes.

« C’est effectivement le cas pour quelqu’un d’aussi fort que toi. Les jeunes homme-tigres et autres tribus puissantes n’ont pas besoin d’avoir peur. Mais nous, nous ne voulons plus lutter et vivre dans la peur, dans un endroit dangereux pour nos vies. »

L’homme-chien qui s’était précédemment adressé à Salgu regarda ce dernier en riant.

« Ne vous avais-je pas prévenu ? Il est complètement imprudent. Sans même regarder la réalité en face, il force sur les autres ses propres principes égoïstes de justice. C’est juste ennuyeux. »

« Pars des taudis. », ordonna froidement l’homme-chien, avec le soutien de tous les autres homme-bêtes.

« C’est… bon sang ! » (Salgu)

Après avoir jeté un dernier regard aux homme-bêtes, Salgu quitta rapidement les taudis.

« Pourquoi… ? C’est la faute aux humains n’est-ce pas ? Les homme-bêtes ont été corrompus par les humains et ont perdu leur liberté… ? » (Salgu)

Dans les yeux de Salgu qui serrait les poings à s’en faire saigner, le couleur de la folie commençait à apparaitre.

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